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L’enfant prodigue et son retour (Luc 15 : 1-32)
 
EPOQUE: 30 ans après J.C.
LIEU : Pérée.
ENSEIGNEMENT PRATIQUE : Les bras de Dieu sont grand ouverts pour recevoir le pécheur qui réalise sa misère et se repent de son péché.
    TEXTE D’OR : « Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. »
Luc 15 : 10
 
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi - Luc 15 : 11-24.
Mardi - Luc 15 : 25-32.
Mercredi - Matthieu 23 : 13-26.

    Jeudi - Psaumes 86.
Vendredi - Esaïe 55 : 1-13.
Samedi - Jérémie 3 : 1-15.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER

(Luc 15 : 11-24)

Quand la foule des publicains et des pécheurs s’approchait de Jésus au coeur compatissant, les Pharisiens religieux et stricts sur la morale mais sans véritable amour et sûrs de leur propre justice étaient scandalisés. « Cet homme accueille des gens de mauvaise vie. » murmuraient-ils. Dans les trois paraboles qui suivent Jésus enseigne à ces hommes, qu’en dépit de leur orthodoxie et de leur respectabilité, ils étaient loin d’être en harmonie avec l’atmosphère céleste car : « Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. » (Luc 15-10).
Notre leçon porte sur la troisième de ces paraboles qui montre les sentiments de Jésus envers les pécheurs. Dans cette parabole deux figures illustrent le contraste entre le coeur généreux de Dieu et l’esprit jaloux et rancunier des Pharisiens.

I. LA REHABILITATION D’UN PECHEUR REPENTI. (Luc 15 : 11-24).

a) LA NATURE DU PECHE (Versets 11-13)
Lisez ces versets qui en un style à la fois simple et puissant montrent l’essence même du péché : la volonté de l’homme d’être indépendant vis avis de son créateur et de devenir son propre Dieu (Gen. 3-5) et sa détermination d’organiser sa vie selon ses propres désirs. Faire selon sa propre volonté est la voie du péché.
Que l’homme l’accepte ou qu’i ne l’accepte pas, il dépend de Dieu. Tout le pouvoir qu’il peut avoir, il le tient de Dieu qui le lui a donné. (Dan. 5-23). Mais quand il rassemble toute son énergie (comme le fils prodigue rassembla ses bien) et se détourne de Dieu en actes et en pensées (comme le fils prodigue qui s’expatrie) et utilise ses facultés contrairement à la volonté de Dieu comme le fils prodigue qui dissipe ses biens en débauches), l’homme commence à vivre dans le péché.

b) LE SALAIRE DU PECHE (Versets 14-16)
Ces lignes mettent en relief la dégradation et l’esclavage où mène le péché. D’abord le péché semble souvent vous apporter la liberté. Son attrait est dans la liberté qu’il promet vis à vis de la voix de la conscience et de l’autorité de la loi.
Mais tout homme qui a accepté la liberté que semblait lui offrir le péché découvre vite qu’il a été dupe. Il a été libre certes de faire le mal mais il n’a plus été libre de s’arrêter, il est lié comme un esclave aux actions qu’il s’est rendu libre de faire et incapable maintenant de se délivrer de ses liens. C’est cette expérience que fit le fils prodigue. Il avait décidé d’être son propre maître, il s’aperçut vite de sa folie.

c) DOULEUR ET CHAGRIN CAUSES PAR LE PECHE (Versets 17-19)
Nous arrivons là, à un tournant dans la mauvaise voie suivie par le fis prodigue. Désespéré devant sa triste condition, un espoir brille cependant encore pour lui. Bien qu’il soit loin de Dieu, Dieu n’est pas loin de lui. Dieu remplit son chemin d’amertumes pour qu’il puisse plus facilement l’abandonner.
« Etant rentré en lui-même »... Ces mots laissent penser que lorsqu’un homme est éloigné de Dieu il est également loin de sa véritable nature, Le péché est une sorte de poison spirituel qui a mène une personne à abandonner le côté le plus élevé de sa nature, côté qui justement pourrait subir l’influence de Dieu et de sa conscience. Verset 17 : Il y a de l’espoir pour le pire des hommes dès qu’il commence à réfléchir

« Considérez attentivement vos voies » dit Aggée l-5. C’est ce que fit le fils prodigue et il résolut de repartir vers la maison paternelle. Un évangéliste dit un jour à un jeune homme débauché sur qu’il avait, pris une certaine autorité « promets-moi de faire ce-ci pour me faire plaisir enferme-toi pendant toute une journée dans une pièce vide ». Rien dans la pièce ne pouvant retenir son attention, il fut amené à rentrer en lui-même et arriva à la repentance.

« Je me Lèverai, j’irai vers mon père ». Se repentir c’est changer d’esprit, c’est haïr le péché que l’on aimait; se repentir c’est aussi fuir la mauvaise compagnie dans laquelle on se réjouissait, c’est retourner vers Dieu que l’on avait, délaissé, c’est se détourner de la coupe des plaisirs coupables. Dès qu’il fût revenu à une saine réalité il voulut sortir de la maison maudite où le tenaient les liens du péché.
(Versets 19-19) Pardonner et blanchir est le privilège de Dieu; se confesser à Dieu est réservé à l’homme, c’est sa part dans le pardon. C’est parce que la confession du péché à Dieu conduit au pardon et à la délivrance, qu’elle a toujours été considérée comme le signe de, santé spirituelle.

d) LE PARDON DU PECHE (Versets .20-24)
Le verset 20 symbolise, la joie de Dieu pour le retour d’un pécheur, sa hâte et son désir de pardonner et d’oublier.

   

Nous n’avons à craindre aucun reproche sarcastique quand nous confessons nos fautes. (voir Jacques 1-5)
« Je ne me souviendrai plus de leur péché » dit l’Eternel (.Jérémie 31 : 34).

L’accueil du père illustre un principe que l‘on trouve du commencement â la fin des Ecritures et qui est aussi stable qu’une colline éternelle : un coeur contrit et repentant touchera toujours le coeur de Dieu et recevra son affectueux pardon. Les détails mentionnés aux versets 22 et 23 sont, parmi les Orientaux, des manifestations courant es d’affection; ils constituent pour nous les leçons suivantes : Dieu recevra le pécheur repentant avec joie et au lieu de l’accabler de reproches il lui accordera ses plus riches bénédictions. Il le traitera comme s’il n’avait jamais péché. Il lui rendra la position que le péché lui avait ravie ; il lui donnera la droiture et dans son âme la paix d’une bonne conscience; il lui donnera la joie dans le Saint-Esprit et une parfaite communion avec son Seigneur. Et à cause de son retour il y aura de la joie parmi les anges tout autour du trône divin.

II. LE REPROCHE D’UN PHARISIEN SUR DE SA PROPRE JUSTICE. (Luc 15 :25-32)

Il est bien affligeant de lire que la joie du festin fut gâtée par l’attitude du frère aîné, mais, ainsi va la vie ! Son attitude révèle

a) UN MANQUE D’AMOUR.
A la fin d’une dure journée de travail il revenait vers la maison. Surpris par le bruit de réjouissances peu habituelles il en demanda la cause à un serviteur.
Remarquez qu’il ne rentra pas immédiatement en se disant que si son père avait organisé une fête c’était à bon escient. Il est soupçonneux et demande des explications. Nous pourrions penser qu’il aurait dû se réjouir de la bonne nouvelle et nous pouvons trouver étrange qu’il se mit en colère et qu’il refusât d’entrer. C’est là le type du Pharisien qui entend la bonne nouvelle du Royaume de Dieu mais qui refuse de s’approcher du Seigneur. Un tel Pharisien pense qu’il est assez bon, et il estime que si Jésus parle aux pécheurs il perd son temps. Pourquoi, pense le Pharisien, prêcher au pécheurs quand il y a tant de braves gens dans le pays ? C’est là aussi le type de toute personne qui se prive d’une bénédiction à cause d’un manque d’amour.
Ceux qui font preuve d’un mauvais esprit ne se rendent pas seulement malheureux eux-mêmes, mais ils jettent aussi la tristesse sur leur entourage.

b) L’INGRATITUDE.
Ne voulant pas gâter la joie d’un tel évènement, le père s’efforce de raisonner avec cet homme mécontent. Il lui Laisse entendre qu’il risque de tomber dans le même péché que son frère cadet. Celui-ci, en effet avait pense ne rien avoir tant qu’il n’eût pas séparé son bien de la propriété commune :
« Mon enfant »- dit le père à l’aîné tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi »
Le fils aîné était donc aussi bien ingrat envers un père si affectueux et si généreux; Le père aurait pu ajouter « puisque nôs biens sont communs réjouissons-nous en commun de ce que ton frère se repent d’avoir suivi le mauvais chemin. Nous avons là encore une illustration du Pharisien qui est zélé pour la Loi de Dieu mais qui n’a aucun amour pour les pécheurs.

c) SA PROPRE JUSTICE.
Le fils aîné se vante de n’avoir jamais rien fait de mal. Il disait sûrement la vérité tout, au moins en ce qui concerne ses actions extérieures. Mais qu’avait-il réellement fait de bien ? Balayez l’atelier d’un charpentier et il ne restera net si aucun travail n’y est plus effectué. L’âme du fils aîné avait été balayée et décorée mais elle était vide. (Lire Matthieu 12 : 43-45).
La place vide a été occupée par un esprit d’égoïsme qu’il n’avait pas encore reconnu comme un péché. Alors que des gens qui vivent dans l’immoralité sont coupables du péché de la chair, d’autres qui ont des principes moraux sont parfois coupables de péchés de l’esprit comme l’égoïsme, la colère, l’orgueil, l’envie, etc... (2 cor. 7 : 1).

La parabole prend fin sur cette vision du frère aîné qui s’est lui-même exclu de la fête. Cela au fond valait peut-être mieux car la mauvaise humeur qu’il laissait voir aurait gâté la joie de toute la maison. Qu’arriverait-il si les gens portaient leur mauvaise humeur au ciel ?

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