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La Parabole du Semeur (Luc 8 : 1-15 ; Matthieu : 13 : 1-23 ; Marc : 4 : 1-20)
 

EPOQUE : 28 ans après J-C.
LIEU : Génésareth.
ENSEIGNEMENT PRATIQUE : La bonne semence tombe dans beaucoup de vies; seuls ceux qui la reçoivent dans de bonnes conditions en tirent des fruits.

    TEXTE D’OR : « Prenez donc garde à la façon dont vous écoutez ». (Luc 8-12).
 
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi - Luc, 8 : 4-15.
Mardi - Galates, 6 : 7-18.
Mercredi - Apocalypse, 14 : 9-20.

    Jeudi - Marc, 16 : 9-20.
Vendredi - Psaumes, 126 : 1-6.
Samedi - Matthieu, 13 :1-23.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER

(Luc 8 : 5-15)

« Une grande foule s’étant assemblée et des gens étant venus de diverses villes... »Pourquoi étaient-ils, venus ? Pour plusieurs, motifs. Et comment allaient-ils recevoir le message ? D’une façon variée, exactement comme le sol des fermes galiléennes recevait la semence. Quelques uns allaient le recevoir comme les sentiers durcis sous tes pas reçoivent le grain qui dépasse la limite du champ; d’autres à la manière des chemins où une mince couche de terre recouvre à peine le roc; certains recevaient la parole du Maître comme un terrain plein de ronces reçoit une semence Vite étouffée; d’autres enfin accueilleraient la bonne nouvelle comme une terre fertile reçoit le bon grain, pour que son auditoire arrive à un examen, Jésus lui présente une scène familière : un semeur au travail.

Les disciples eux-mêmes devaient y trouver une leçon. Enthousiasmes mais inexpérimentés, animés par une confiance illimitée en la parole de leur Maître, ils pouvaient croire que tous ceux qui les entendraient ensuite annoncer l’Evangile allaient se convertir. Pour prévenir leur désillusion, Jésus les avertit que seule une partie de la bonne semence portera du fruit; la fructification dépendant de la nature du sol. Cette parabole aurait pu être appelée la parabole des sols car elle met en relief la responsabilité de celui qui reçoit la parole, de Dieu.

1. La Terre Impénétrable.

« Une partie de la semence tomba le long du chemin » (8 : 5). Ceci répond à la question : pourquoi les gens sont-ils si indifférents ? La semence tomba sur un sentier au sol durci : elle ne peut y prendre racine. Le sol dur symbolise ceux qui, se sont endurcis en permettant aux, choses, du monde et à différents péchés de dominer sur leur âme. Les choses divines n’excitant pas leur attention, ils ne peuvent comprendre. Il devient alors aisé pour Satan d’effacer de leur esprit toute souvenance des paroles entendues. Pour ceux-là, aucun espoir à moins que Dieu ne conduise vers eux le soc pointu de la tristesse ou du jugement pour tracer un sillon qui recevra Sa Parole. Chaque fois qu’une personne dit « Non à Dieu elle s’endurcit jusqu’à ce qu’elle soit amenée à passer par la repentance.

2. La Terre peu profonde.

Cette illustration répond à la question pourquoi certains retournent-ils si vite en arrière ? La semence est tombée sur une terre qui ne recouvre le roc que de quelques centimètres. Elle prend racine rapidement mais manquant de cette humidité qui vient de la profondeur elle se dessèche bientôt sous ses rayons du soleil. Cette sorte de sol symbolise ceux qui, sous le coup d’une émotion passagère, ont accepté l’Evangile avec enthousiasme et tombent dès que la persécution ou les difficultés entravent leur marche. Ce sont des gens qui vivent par une émotion plutôt que sous la réalité de la conviction.

   

L’assaut de l’adversité ne détruit pas la vie spirituelle. Il révèle simplement si nous sommes profondément enracinés en Dieu ou si notre expérience est superficielle.
Rien ne peut dessécher La vie spirituelle de ceux qui ont é té réellement désaltérés par les Eaux jaillissantes.

3. La Terre mal préparée.

Cette illustration répond à la question pourquoi certains croyants vivent-ils une vie de vaincus. Quelques graines sont tombées non sur un terrain déjà couvert d’épines mais dans une terre pleine de semences de ronces. Ces ronces n’étaient pas apparentes à l’époque des semailles. A la saison convenable il y eut lutte entre Les deux sortes de pantes et cela symbolise La lutte qui ternit l’âme d’une personne dont la vie n’a pas été totalement soumise au Seigneur et qui a permis aux attraits du monde de demeurer dans son coeur. Cette lutte a pour résultat l’effacement de la bonne semence et cette personne vit alors une vie de défaite, une vie de compromis.
Ce ne sont pas toujours les péchés les plus marquants qui étouffent une vie spirituelle. Ce sont le plus souvent des choses subtiles. Tout ce qui, bon et innocent en soi-même, ne laisse pas au chrétien assez de temps pour l’adoration, est une épine. Nous n’avons plus le temps de cultiver notre vie spirituelle dès que nos occupations dépassent le temps que Dieu nous permet de réserver à cet usage.
Aux auditeurs dont le coeur est un terrain épineux Dieu dirait : « défoncez ce sol en friche et ne semez pas dans les épines ».

4. La bonne terre.

Cette sorte de terre représente cette catégorie de chrétiens qui console un serviteur de Dieu, du désappointement causé par les trois autres catégories. Ceux-ci ont permis que le sol de leur coeur soit labouré, ils ont. laissé pénétré la Parole de Dieu jusqu’au plus profond de leur âme, ils ont chassé chaque péché, ils vivent d’une vie constamment chrétienne.
« Que celui qui a des oreilles pour entendre entende » (Ch. 8 V 8). Nous blâmons souvent trop vite le prédicateur dont le message a peu de résultat mais cette parabole prouve que celui qui reçoit est responsable. Quand arrive un nouvel évangéliste ou un nouveau prédicateur il est naturel que nous nous posions cette question « quel genre de prédicateur est-il ? Et lui se demande : quel genre d’auditeurs sont-ils ? Un auditoire peu réceptif, apathique peut étouffer un bon message; Jésus lui-même fut entravé par des gens indifférents (Mat. 13 : 58). Par contre, une assemblée vivante qui s’appuie sur la prière -peut faciliter la tâche du prédicateur.
La même Bible dit : annoncez la Bonne Nouvelle » et fait aux auditeurs cette recommandations « nous devons attacher aux choses que nous avons entendues ». (Heb.2 : 1).