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Entendre et Agir (Luc 6 : 1-49)
 

EPOQUE : 28 après J-C.
LIEU : Galilée.
ENSEIGNEMENT PRATIQUE : Notre amour pour Christ se manifeste surtout par notre obéissance
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     TEXTE D’OR : " Pourquoi m’appelez-vous Seigneur et ne faites-vous pas ce que je vous dis ?" Luc 6-46.
 
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi - Luc 6, 39-49.
Mardi - Luc 5, 27-39.
Mercredi - Luc 6, 1-26.
    Jeudi - Esaïe 1 : 1-23.
Vendredi - Romains 2 :1-16.
Samedi - Jacques 1, 13-27.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER

(Luc 6 : 39-44, 46-49)

Luc termine son récit du Sermon de Christ sur la montagne par quatre simples illustrations tirées de la vie de chaque jour. Dans notre leçon nous examinerons ces paroles de Jésus à trois points de vue différents, tous trois des plus importants et tous trois susceptibles d’engager chaque chrétien à réfléchir au sujet de son propre état spirituel.

1. UNE CONCEPTION ABSURDE

« Un aveugle peut-il conduire un aveugle ? Ne tomberontils pas tous deux dans une fosse ? (Luc 4-39). Cette image que donne Christ lui-même nous montre nettement l’opinion de Jésus sur les chefs de la nation juive de cette époque.
N’a-t-il pas souvent fait remarquer en effet qu’ils étaient spirituellement aveugles et qu’il était dangereux de suivre un aveugle. C’est là pourtant une conduite bien folle et bien dangereuse toujours actuelle car fréquemment nous entendons les gens dire
Peu importe ce que vous pouvez croire, pourvu que vous croyez de tout votre coeur ». Suivre quelqu’un, peu importe qui, pourvu qu’on le fasse avec dévotion et ferveur ! C’est là une conception courante. Quelle conception ridicule ! Ce que nous croyons est au contraire de la plus haute importance. Si une personne qui doit prendre une cuillerée de potion avale par inadvertance une cuillerée de poison, elle aura beau affirmer sa certitude que le contenu de la bouteille était bon, elle sera quand même empoisonnée et subira les conséquences de son erreur.

Nous devons aussi savoir EN QUI nous croyons et QUI NOUS SUIVONS.

Il se peut que nous ne comprenions pas tout ce qui concerne le salut et la vie éternelle mais nous devons comprendre que notre SAUVEUR est un guide sûr et fidèle. Les paroles de l’apôtre Paul s’imposent à nous avec force « c’est à cause de cela que je souffre ces choses mais je n’en ai point honte, CAR JE SAIS EN QUI J’AI CRU, et je suis persuadé qu’il a la puissance de garder mon dépôt jusqu’à ce jour là ». (2 Tim 3-12).

Jésus-Christ nous entretient ensuite de nos relations réciproques en tant que frères en Christ. « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’oeil de ton frère et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil » (Luc 6-41).

La encore, Jésus, pour toucher avec force les coeurs en défaut, prend une illustration dans la vie courante. N’est-il exact que ce sont les gens qui ont le plus à se reprocher qui sont les premiers à distinguer les plus légères fautes de leurs prochains. Et Christ nous donne ce conseil : « Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton oeil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l’oeil de ton frère »

2. QUELS FRUITS Porte-t-on ?


« Ce n’est pas un bon arbre qui porte du mauvais fruit, ni un mauvais arbre qui porte du bon fruit. Car chaque arbre se connaît à son fruit ».(Luc 6-43). Que de réalisations on, chacun de nous porte du fruit dans sa vie. Les fruits du verger sortent de l’arbre, ( la sève montant par les branches et le fruit sortant des rameaux) de même chaque vie humaine fait sortir du plus profond de l’être une certaine sorte de fruit. Le fruit n’est pas ce que nous pouvons faire par affectation, un acte tout extérieur, non, c’est le produit de nos sentiments intérieurs. Ce que nous faisons ostensiblement, notre conduite aux yeux de tous, est rarement notre fruit. C’est plutôt quelque chose que nous essayons d’ajouter à notre personnalité et qui ne tiendra pas dans nos derniers jours.

   

La sorte de fruit produit est déterminé par la vie que nous vivons. Chaque action, chaque parole et chaque pensée s’unissent pour constituer l’espèce de notre fruit. Il n’y a aucune possibilité pour le pervers de produite un bon fruit. Jésus fait remarquer que les hommes ne peuvent cueillir des figues sur des épines, ni des raisins sur des ronces. Chaque arbre ne peut produire que le fruit de son espèce. Dans sa propre nature aucun homme n’est un bon arbre et ne peut produire de bon fruit. C’est en Eden qu’il se corrompit et toute tentative que fit l’homme pour ajouter du bon fruit à sa vie fut vaine. Si donc, un homme réalise qu’il est « un mauvais arbre », il éprouve le besoin de changer de nature afin de produire du bon fruit. Christ peut greffer sur une vie, il peut changer un caractère modifier une conduite. Quand un homme peut donner le témoignage de Paul : « Christ vit en moi », il devient capable de produire le fruit de l’esprit (Gal. 5-22-23).

Quelqu’un pourrait dire : « Mais est-il donc si important que je porte du bon fuit?» Un fruit se goûte. Nous devons toujours nous souvenir que les gens du monde goûtent à notre fruit. Ils discernent si notre fruit est celui d’un chrétien ou s’il a perdu son parfum et s’il est devenu amer et piquant, s’il est contraire au témoignage que nous prétendons rendre. Le V. 46 nous montre l’importance du bon, fruit : « Pourquoi m’appelez-vous Seigneur Seigneur ! et ne faites vous pas ce que je dis ?».

Christ lui-même goûte de notre fruit pour voir si nous satisfaisons Son Coeur. Considérant nos actions une question lui vient.

Puisque vous m’appelez Seigneur, pourquoi ne m’obéissez- vous pas ? ».Une telle évidence est le plus sérieux motif pour chaque chrétien de porter de bons fruits, Plaire au Maître, lui obéir, le suivre voilà le but, le stimulant d’une vie chrétienne. C’est là notre raison de vivre.

3. QUEL EST LE FONDEMENT DE NOTRE FOI ?

Avec sa merveilleuse, aptitude à dépeindre les choses spirituelles au moyen de faits de notre vie quotidienne, Jésus continue en. Montrant, la nécessité de bâtir notre vie spirituelles sur de solides fondements. Il décrit deux hommes bâtissant chacun Une maison. Le premier construit hâtivement sur le sable. Quel sera son aspect ? - dût-il seulement se demander. Quant au second, la question qui le préoccupait tout d’abord était « comment se comportera telle ? ». Aussi ce dernier prit-il le temps de l’asseoir sur de solides fondements, sur le rocher lui-même. Nous pouvons imaginer le premier se moquant du second, et disant : « Cet insensé passe bien trop de temps et dépense bien trop d’argent pour construire sa maison, j’ai eu l’adresse de faire des économies ».

Les deux maisons furent achevées et toutes deux demeurèrent intactes jusqu’à ce que la pluie, les flots et le vent vinssent les attaquer. L’écroulement de l’une et la stabilité de l’autre montrèrent alors où était le fou et où était le sage.

Il est tragique de penser que nombreux sont ceux qui s’apercevront trop tard de leur folie. Chacun de nous bâtit une maison spirituelle. Nous pouvons bâtir sur les sables mouvants des philosophies humaines ou de l’opinion publique; nous pouvons aussi bâtir sur les principes éternels enseignés par Christ. Nous pouvons utiliser les matériaux de pacotille d’une vie tortueuse, égoïste, pécheresse ou les solides matériaux d’actions droites. Un jour la tempête surviendra, sous la forme de tentations, d’adversités, de privations, de deuils, de jugements et elle mettra notre maison à l’épreuve. Seule, la maison bâtie sur l’obéissance à Christ résister, Comment bâtissons-nous ?