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L’enfance de Jésus (Luc 1 : 1 à 2 : 20 – Esaïe 14 ; 9 : 6-7)
 

ÉPOQUE : An 8.
LIEU : Nazareth, Galilée.
ENSEIGNEMENT PRATIQUE : Christ a vécu sur la terre comme chacun d’entre nous et a pris part aux expériences humaines afin de pouvoir nous élever vers la gloire et nous permettre de prendre part aux expériences célestes.

    TEXTE D’OR : « Et Jésus croissait en, sagesse, en structure, et en grâce, devant Dieu et devant Les hommes » Luc 2 :52.
 
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi – Luc 2 : 40-52.
Mardi – 1 Samuel 16 : 1-13.
Mercredi – 1 Samuel 16 : 14-23.


    Jeudi – 1 Samuel 17 : 1-11.
Vendredi – 1 Samuel 17 : 12-23.
Samedi – 1 Samuel 17 : 28-39.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER

(Luc 2 : 40-52)

Avez-vous parfois essayé de vous présenter Jésus quand il était enfant ? Pensez-vous qu’il ait été selon le type habituel des enfants avec des jouets et des compagnons de jeu ? Pensez-vous au contraire qu’il s’asseyait pour méditer gravement sur le grand plan du Salut du monde ou bien qu’il eut, d’abord les pensées puériles qu’ont tous les petits garçons pour arriver graduellement à la maturité d’esprit de l’adulte puis finalement à l’inspiration divine ? La Bible nous enseigne fort peu de choses sur l’enfance de Jésus. Mais avec ce qui est écrit nous pouvons tout de même nous en faire une image.
Il est bon que vous releviez vous-même toutes les remarques que vous pourrez faire sur ce sujet dans Luc 2 :40-52.

I – JÉSUS A LA FÊTE DE LA PÂQUES (Luc 2 : 40-43)

A) JÉSUS GRANDIT (Lire v. 40). – Il s’agit là de sa croissance naturelle en tant que fils de l’homme. Manifestement, certaines choses qu’Il avait connues de toute éternité avant son incarnation lui étaient voilées pendant son enfance. Volontairement, Il abandonna tout de lui-même pour venir sur la terre comme homme. Il reçut l‘instruction que recevait n’importe quel autre enfant juif et comme eux apprit par coeur des passages de la Loi et des prophètes. Quels sont les trois points caractéristiques de sa croissance qu’il est possible de relever dans le verset 40 ?
Chaque enfant, placé dans des conditions favorables, ne pourrait-il pas grandir avec les mêmes avantages ? Mais en plus, il nous est dit que « la grâce de Dieu était sur lui »

B) LA VIE DE FAMILLE DE JÉSUS . La loi juive prescrivait à tous les Israélites d’assister à trois grandes fêtes dans l’année la Pâque, la pentecôte et la fête des Tabernacles. Bien que les Juifs aient été fort disperses dans, toutes les nations, la plus grande partie d’entre eux se dirigeaient vers la mère patrie, vers Jérusalem, pour ces fêtes. Dans les années qui précédaient l’époque de Jésus, les femmes Juives avaient pris l’habitude d’accompagner leurs maris dans leur voyage vers Jérusalem. C’est ainsi qu’il nous est dit que Marie et Joseph «allaient chaque année à Jérusalem à la fête de Pâques ». Ils étaient donc très pieux.

C) L’ÉDUCATION DE JÉSUS – Un garçon juif devenait majeur à douze ans et acquérait de ce fait des droits et des privilèges spirituels de tout homme juif. Le v. 42 nous dit que Jésus avait cet âge quand sa famille l’emmena à la fête de Pâque. Il est probable que jésus allait au temple depuis le jour où Joseph et Marie, l’avaient présenté au Seigneur. ch.2 v 23). C’est en effet à douze ans qu’un enfant juif pouvait prendre part à la fête de Pâque avec les adultes dans le temple.
Il est certain que Joseph avait appris à Jésus, comme le faisaient les pères de familles Juifs, les versets de l’Ancien Testament qui constituaient le fondement de la religion juive et il avait du y ajouter des proverbes qui guidaient la vie morale des Israélites.
L’instruction normale dans les synagogues, commençait à l’âge de cinq ou six ans.

D) LA FÊTE DE PAQUE A JÉRUSALEM. Vous souvenez-vous quel évènement de l’histoire juive rappelait la fête de Pâque ? C’était des trois fêtes la plus importante et elle commémorait l’Exode des Juifs hors d’Égypte à l’époque de Moïse. Symboliquement, elle représente la mort expiatoire de Jésus-Christ. Ceux qui virent Jésus à cette fête ne se doutaient certes pas que moins de vingt ans après ce jeune garçon qui, pour la première fois célébrait la fête de Pâque, rompait le pain en disant : « ceci est mon corps »
Qui pourrait dire ce que fut la première impression de ce cerveau d’enfant devant la célébration de la Paque ? Là sur les marches du temple s’asseyaient les changeurs qui s’enrichissaient de leurs marges inégales de bénéfices. C’est là que venait s’accroupir le pauvre boiteux qui d’ordinaire mendiait, à la porte appelée la belle et qui recevait les aumônes que machinalement lui donnait la foule affairée qui entrait et sortait.
C’est là aussi que de prés ou de loin venaient les voyageurs fatigués,

   

pauvres pèlerins qui remportaient chez eux les fardeaux qu’ils avaient amenés dans leurs coeurs. L’allure même des prêtres ne dénotait ni la sérénité, ni un saint enthousiasme. Tout paraissait superficiel et fait sans conviction. Comme leurs yeux pourtant auraient brillé s’ils avaient pu voir qu’au milieu deux se trouvait le Saint, le fils unique de Dieu à qui justement la cérémonie faisait allusion. (Lire le verset 43). Pour quel motif pensez-vous que Jésus soit demeuré à Jérusalem ? Croyez-vous que sa soif spirituelle l’avait envoyé à chercher plus de lumière ? Il fallait qu’il soit bien attiré en ce lieu pour s’y attarder, sachant parfaitement quelle profonde anxiété cela causerait au coeur de sa mère et de Joseph.

II – JÉSUS ET LES PRÊTRES (Luc 2 : 44-43)

Parmi les docteurs avec lesquels il conversait quand sa mère et Joseph le retrouvèrent, il y avait quelques-uns des plus éminents érudits de l’époque.
Et Jésus était au milieu d’eux, « les écourtant et les interrogeant. » Il faut du discernement et de l’intelligence pour poser des questions judicieuses, mais il nous est dit que « les docteurs étaient frappés de son intelligence et de ses réponses ». Il est évident que par la nature de ses questions, Jésus leur avait montré qu’il avait une remarquable compréhension des choses spirituels et ses réponses, ou ses remarques à leurs réponses étonnaient ces savants. Les remarques constituaient sans doute pour eux un blâme aux conceptions confuses qui se dégageaient de l’enseignement des Rabbins.

I – JÉSUS ET SA FAMILLE (Luc 2 : 48-52)

Marie niait-elle ou oubliait-elle la naissance miraculeuse de Jésus quand elle dit « ton père et moi... » (Verset 48). Pourquoi, selon vous s’exprimait-elle ainsi? N’est-il pas encore commun de nos jours de donner à un beau-père l‘épithète de père ? C’est là une évidence de plus en ce qui concerne la naissance miraculeuse de Jésus. Si l’auteur de l’Évangile de Luc n’avait pas dit la vérité au sujet de la virginité de Marie il n’aurait pas osé prêter à Marie l‘expression citée plus haut. Il aurait trop craint alors de se rendre suspect. Remarquez comment, au verset 40, Jésus répond aux reproches de sa mère.

1 – Il exprime d’abord sa surprise en constatant que ses parents n’avaient pas de suite pensé qu’il était dans le temple puisqu’ils savaient tout l’intérêt qu’il y prenait.
2 – Il parle de Dieu en le nommant « mon père ». Ce qui semble être un reproche envers Marie qui, en citant Joseph a dit « ton père ». Il se peut que ce soit à partir de ce moment que sa véritable identité et sa mission dans le monde aient commencé à se présenter à son esprit. En tout cas, son coeur le poussait irrésistiblement vers les choses spirituelles. Sa mère a du être bien troublée en constatant que son intérêt naturel pour la maison et sa famille perdait de son intensité alors que le souci des choses éternelles prenait si totalement son cœur.
Il est certain que, pour des parents non chrétiens il est bien troublant de voir leur fils ou leur fille écouter l’appel du Saint-Esprit et chercher hors de leur maison les sanctification spirituelles qu’ils ne pourraient ni leur procurer, ni apprécier.
IL arrive de dire qu’il « vaut mieux avoir des ailes rognées que de n’avoir pas d’ailes du tout », Pour Jésus, c’était avoir les ailes rognées que d’être obligé de retourner à la maison et de travailler pendant dix-huit longues années comme charpentier sous l’autorité de son père adoptif. Ce furent des années d’obscurité au sujet desquelles l’histoire sainte ne consacre aucune ligne. Selon toute probabilité, Joseph mourut pendant cette période et en tant que fils aîné. Jésus s’est vu obligé de soutenir sa famille.
Les années de silence de Jésus parlèrent éloquemment quand il commença son ministère public. Il sut imposer à son esprit la discipline la plus stricte pour faire face aux difficultés et il prouva la valeur de son éducation, il est remarquable le constater que, prisonnier de son corps humain. Jésus rencontra les difficultés et les tentations auxquelles nous devons tous faire face et qu’Il les traversa triomphalement. Par la même puissance que celle qu’Il avait, nous aussi, nous pouvons triompher.