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Joseph et ses Frères (Genèse 42 : 1 à 45 :15)

ÉPOQUE : 1707 av. J. C.
LIEU : Beer-Scheba, Egypte.
ENSEIGNEMENT PRATIQUE : Quand un chrétien pardonne il met de la joie dans sa propre vie et il éclaire celui qu’il pardonne.

    TEXTE D’OR : « C’est pour vous sauver la vie, que Dieu m’a envoyé devant vous » Genèse 45 : 5
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi – Genèse. 45 : 1-15.
Mardi – Genèse. 42 : 1-20.
Mercredi – Genèse. 42 : 21-38.


    Jeudi – Genèse. 43 : 1-14.
Vendredi – Genèse. 43 : 15-34.
Samedi – Genèse. 44 : 1 : 17.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER

(Genèse 44 : 30-34 ; Genèse 45 : 1-8)

Pour comprendre cette leçon, il est absolument nécessaire de lire dans son intégralité toute l’histoire, d’ailleurs captivante, contenue dans Genèse 42 : 1 à 45 : 15. C’est dans ce passage qu’est relaté le plan imaginé par Joseph pour revoir à la fois son père et son plus jeune frère, Benjamin.

I – LA REQUÊTE DE JUDA.

A – La situation de son père.
Jacob se trouvait dans une dure situation. Lui et ses fils avaient un besoin urgent de nourriture; ils pouvaient recevoir un secours d’Égypte mais à la condition que, selon la demande de Joseph, Jacob autorise son plus jeune fils Benjamin à accompagner ses frères dans ce pays.
Jacob ne s’était jamais consolé de la prétendue mort de son fils préféré, Joseph, et maintenant, il avait rejeté toute son affection sur Benjamin. « S’il lui arrivait malheur dans le voyage que vous allez faire, vous feriez descendre mes cheveux blancs» avec douleur dans, le séjour des morts », déclara-t-il à ses fils (Genèse 42: 38). Mais la famine allant de mal en pis, Juda, de nouveau, adressa une nouvelle requête à son père. (Genèse 43 : 3-9) « Juda dit à Israël son père: laisse venir l’enfant avec moi, afin que nous nous levions et que nous partions... Je réponds de lui, tu le redemanderas de ma main. Si je ne le ramène pas auprès de toi et si je ne le remets pas devant ta face, je serai pour toujours coupable envers toi. »

B – Sa proposition.
Remarquez bien qu’il prenait ainsi l’engagement de ramener son frère sain et sauf.
C’était le même homme que ce Juda qui avait eu une part si capitale dans la vente criminelle de Joseph. A cette époque malheureuse, il n’avait pas paru ému devant le désarroi de son père et n’avait fait preuve d’aucun sentiment de famille. Évidemment les années avaient dû être un enseignement pour Juda. Il est probable que le poids de la culpabilité qu’il portait dans sa conscience et les larmes qui avaient dû en résulter l’avaient enfin rendu compatissant envers les âmes affligées. Il se peut aussi que le remords l’ait déterminé à faire tout ce qui lui était possible pour éviter à son père une nouvelle angoisse. Pressé par la famine, Jacob, finalement, capitula et, une fois de plus, ses fils retournèrent en Égypte en emmenant Benjamin. Lorsque Joseph fut en présence de son jeune frère le seul frère qu’il ait par sa mère Rachel en présence du fils préféré de son père, il ne put retenir ses larmes et dut se retirer dans une chambre pour pleurer dans le secret.
Finalement, par une ruse que Joseph imagina, il fut prouvé, mais faussement, que Benjamin avait volé une coupe en argent. S’appuyant sur ce fait, Joseph décréta que Benjamin resterait en Égypte et ne pourrait pas suivre ses frères sur le chemin du retour. Juda présenta immédiatement à Joseph un plaidoyer ému en faveur du jeune homme. Il montra dans quelles pathétiques circonstances leur père avait accepté de laisser partir Benjamin. Après avoir adjuré ses frères de le ramener sain et sauf, il déclara finalement qu’il accepterait de demeurer captif à la place de Benjamin. (Lire Genèse 44 : 30-34).

II – JOSEPH SE REVELE A SES FRÈRES (Gen. 45: 1-4)

A – Son émotion.
L’émotion est elle un signe de faiblesse ? Pourquoi Joseph fit-il sortir tous les autres personnages avant de se révéler à ses frères ?

   

Là, toute l’attention va de Juda si angoissé à Joseph si généreux dans le pardon. Si vous lisez ces trois versets même avec la plus grande attention, vous ne discernerez dans la conduite de Joseph aucune trace d’amertume. « Et il éleva La voix en pleurant. Les Égyptiens l’entendirent et la maison de Pharaon l’entendit ». Joseph ne s’excusa pas de ses larmes. il les avait retenues pendant tant d’années que maintenant elles pouvaient jaillir librement surtout au moment où il allait se réconcilier avec sa famille qui l’avait renié et rejeté.

B – Sa confession.
« Je suis Joseph, votre frère, que vous avez vendu pour être mené en Égypte » (45: 4) « Mon père vit-il encore ?» (v. 3) Joseph comprenait que ce groupe était méprisé par les Égyptiens, considéré comme des étrangers et que ses frères étaient suspectés d’être des espions. S’apparenter à eux pouvait l’abaisser dans l’estime des Égyptiens, mais ce détail ne l’inquiéta nullement, il n’avait pas oublié que ces frères l’avaient renié et même jeté dans un puits pour le faire mourir. Il se souvenait certes encore de ses années d’esclavage et de son emprisonnement, conséquences de leur déloyauté à son égard, mais il se souvenait aussi qu’ils étaient ses frères et il voulait se rapprocher d’eux, être des leurs.
Plus encore, remarquez la profonde émotion qui secoue son être tout entier quand il pleure en leur présence. Il les aimait encore en dépit de leur méchanceté. Quelle image symbolique de notre Seigneur Jésus-Christ! Personne n’a subi de pire traitement que Lui et personne n’a plus aimé que Lui. Peut-on donner une plus grande preuve d’amour que de donner sa vie pour ceux que l’on aime ? (Lire Jean 15 :13). Dieu nous prouva tout son amour en acceptant que Christ mourut pour nous alors que nous étions pécheurs.

III – LES EXPLICATIONS DE JOSEPH (Gen. 45 : 5-8)

A – Sa clémence.
Remarquez le verset 5. Non seulement il n’y a chez Joseph aucune trace d’amertume, mais il veut même dissiper le remords qui pourrait assombrir les pensées de ses frères. Que leur dit-il pour les tranquilliser ? (Voir versets 6-8). Peut-on imaginer un si grand coeur, une clémence si parfaite, à l’époque des peuples de l’Ancien Testament ? Bien des Chrétiens, maintenant, à l’époque de la Grâce, n’en sont pas encore à ce niveau! On peut affirmer sans erreur possible qu’une telle grâce, un pardon si parfait venait du coeur de Dieu vers le coeur de Joseph. Une telle fleur ne pousse pas de façon naturelle sur le tronc épineux de la nature humaine déchue.

B – Sa foi.
Par trois fois dans ce passage Joseph déclare: « Dieu m’a envoyé devant vous » (v 6-8). Vous ne pouvez guère porter préjudice à un homme qui voit la main de Dieu jusque dans ses épreuves et ses afflictions. C’est l’amertume qui cause la ruine d’un homme et non les épreuves. Joseph refusa d’être le jouet de l’amertume. Des pierres qui se sont trouvées sur son chemin il préféra s’en faire des marchepieds pour s’élever vers Dieu. Plus encore, des marchepieds même pour ceux qui avaient été la cause de ses souffrances. « Dieu m’a envoyé devant vous pour vous faire subsister dans le pays, et pour vous faire vivre par une grande délivrance » (v. 7). Et cela c’est la foi dans ce qu’elle a de plus beau.