Créer un compte | S'identifier
Joseph, Gouverneur d’Égypte (Genèse 41 : 1-57)

ÉPOQUE : 1715. av. J. C.
LIEU : Probablement Zoan, capitale égyptienne à cette époque.
ENSEIGNEMENT PRATIQUE : Quand Dieu a complètement préparé son serviteur, il l’élève et l’utilise pour sa gloire.

     TEXTE D’OR : "J’honorerai celui qui m’honore"
1 Samuel 2:30.
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi – Genèse 41 : 38-48.
Mardi – Genèse 41 : 1-8.
Mercredi – Genèse 41 : 9-16.


    Jeudi – Genèse 41 : 17-24.
Vendredi – Genèse 41 : 25-37.
Samedi – Genèse 41 : 49-57.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER

(Genèse 41 : 38-48, 55-57)

I – SONGES ETRANGES.

Alors qu’il était en prison, Joseph avait interprété les rêves du grand échanson et du grand panetier. Il allait falloir maintenant donner la signification des songes de Pharaon. C’est par un songe que Dieu avertit Abimelec et protégea Abraham (Gen. 20 :3, 6). Par un rêve, Nebucadnetsar reçu une révélation prophétique du temps des Gentils (Dan. 2). Pourtant, Dieu nous met en garde contre une croyance superstitieuse que certains pourraient placer dans leurs rêves. (Job 20 : 8). Car les rêves peuvent « naître de la multitude des occupations ». (Ecclésiaste 5:3). Dans Jérémie, nous lisons « Que le prophète qui a eu un songe raconte ce songe et que celui qui a entendu ma parole rapporte fidèlement ma parole » Pourquoi mêler la paille au froment, dit l’Éternel » (Jérémie 23 : 28). Ce passage signifie que la première place revient à la parole de Dieu.

Les rêves de Pharaon. Il rêva tout d’abord de sept vaches grasses suivies de sept vaches maigres qui dévorèrent les précédentes; il vit ensuite sept épis bien remplis de blé monter sur une même tige puis sept épis maigres qui engloutirent les premiers. Ni les magiciens, ni les sages, ni les astrologues ne furent capables d’interpréter ces songes. (Pensez-vous que des incroyants puissent interpréter des songes inspirés par Dieu ?)

C’est alors que la conscience et la mémoire du chef des échansons s’éveillèrent enfin et il dit: « Je vais rappeler aujourd’hui le souvenir de ma faute ». Il pensait à Joseph et à la promesse qu’il lui avait faite de dire en sa faveur quelques mots à Pharaon. (Pensez-vous que si l’échanson n’avait pas parlé plus tôt de Joseph à Pharaon c’était seulement par négligence ou par ingratitude ?). Voulant réparer sa longue indifférence, l’échanson raconta à Pharaon comment Joseph avait, une fois interprété un de ses songes, et il lui affirma qu’il pensait que cet étranger pourrait aussi donner au monarque la signification de ses deux rêves. Pharaon fit appeler Joseph qui se rasa, changea de vêtements et se rendit auprès du roi. (Genèse 41 : 14).

II – L’INTERPRETATION DES SONGES.

Quand Joseph eut été conduit vers Pharaon, le roi lui dit : « J’ai eu un songe. Personne ne peut l’expliquer; j’ai appris que tu expliques un songe après l’avoir entendu. » Pharaon eut immédiatement plus de considération pour Joseph qu’il n’en avait pour les magiciens. Et Joseph de répondre : « Ce n’est pas moi! C’est Dieu qui donnera une réponse favorable à Pharaon ». Joseph n’hésitait pas à détacher de sa personne l’attention de Pharaon au bénéfice du Dieu véritable. Et cela devrait être le souci de chaque vrai chrétien. Nous devons, faire en sorte que les actions de nôtre vie honorent le Seigneur. Avant même d’interpréter les songes, Joseph fait savoir au Roi qu’il ne s’agit pas de rêves ordinaires; il lui dit: « Dieu a fait connaître à Pharaon ce qu’il va faire ». Dieu allait bénir le pays pendant sept ans, puis il le dessècherait pendant une autre période de sept années.

III – LA RECONNAISSANCE DE PHARAON.

Joseph donna à Pharaon l’interprétation de ses songes et lui conseilla de constituer des approvisionnements pendant les bonnes années. Devant tant de sagesse, Pharaon s’exclama: « Trouverions-nous un homme comme celui-ci ayant l’esprit de Dieu ? » Ces paroles montraient que le roi reconnaissait que Joseph avait en lui autre chose qu’une aptitude naturelle. C’était le Saint Esprit qui, en Joseph, lui avait donné la signification des deux rêves. Au milieu de toutes les épreuves qu’il eut à traverser, Joseph n’a jamais perdu l’onction du Saint Esprit. (De quelle façon le Saint Esprit se manifestait-il à l’époque où se passaient ces faits relatés dans l’Ancien Testament ?)

IV – JOSEPH PROMU AU « COMMANDEMENT DES PAYS D’EGYPTE »

. Joseph avait longtemps souffert; maintenant le moment de son élévation était venue. « Pharaon dit à Joseph, vois, je te donne le commandement de tout le pays d’Égypte ». D’un seul coup Joseph passait de la condition la plus basse et la plus humiliante à la situation la plus élevée puisqu’il devenait le second personnage du royaume. L’autorité qu’il recevait le plaçait immédiatement après Pharaon lui-même. Des coureurs précédaient son char et criaient « à genoux ! » (V. 43). Pensez à quel âge Joseph

   

arrivait à un tel poste... « Joseph était âgé de trente ans lorsqu’il se présenta devant Pharaon, roi d’Égypte » (v. 46). Être élevé si jeune à un tel poste dans un pays si puissant est un fait qui porte en lui-même un enseignement : c’était pour cela que Dieu avait préparé Joseph. Dans son enfance, il avait rêvé que les gerbes de ses frères se prosterneraient devant sa gerbe (Genèse 37 : 5) et que le soleil, la lune et les onze étoiles se prosternaient devant lui (37. 9). Son père et ses frères, l’entendant raconter ces songes, avaient pensé qu’ils signifiaient qu’un jour ils subiraient l’autorité de Joseph, rien ne pouvait le laisser supposer avant que Joseph ne passât par le creuset de l’épreuve, que ces songes auraient leur accomplissement, mais, maintenant, le fait allait se réaliser. Que cela nous enseigne à croire en notre Seigneur de tout notre coeur, et pas seulement avec notre intelligence et cela surtout quand nous traversons des épreuves. Dieu avait prévu la responsabilité qui allait reposer sur Joseph et il savait ce qui lui serait nécessaire pour pouvoir accomplir sa tâche. Pour être sauvé il suffit d’un instant, mais un caractère chrétien ne se forme pas aussi facilement. C’est à l’école de la vie que se façonne un caractère. Tout au long de ses épreuves, Joseph s’était montré fidèle. Vendu à Potiphar, il fut fidèle à son maître et ce maître « vit que l’Éternel était avec lui et que l’Éternel faisait prospérer entre ses mains tout ce qu’il entreprenait. » (39 : 3). Quand Joseph fut jeté en prison « le Seigneur le mit en faveur aux yeux du chef de la prison. Et le chef de la prison plaça sous sa surveillance tous les prisonniers qui étaient dans la prison et rien ne s’y faisait que par lui » (39 :21). Son attitude particulièrement douce envers les prisonniers est révélée dans la façon dont il découvre une certaine tristesse dans le regard de l’échanson et du panetier alors que ces derniers étaient troublés par un songe...
« Joseph les regarda... et voici, ils étaient tristes » (40:6). Joseph était lui-même dans une pénible situation quand il discerna des signes d’inquiétude chez ses compagnons de captivité. L’intérêt qu’il portait à son travail et à ses compagnons l’aidait à supporter son propre fardeau. Le fait d’alléger le fardeau de nos semblables rend le nôtre plus léger. Son altruisme l’aidait à passer par les afflictions qui devaient le préparer à devenir l’homme humble, digne de confiance, compatissant qu’il fallait pour comprendre les besoins du peuple.

V – JOSEPH CONSIDÈRE COMME UN TYPE.

Joseph est le type merveilleux de notre Seigneur Jésus. Joseph avait trente ans quand il commença de diriger les affaires de l’Égypte. Jésus avait trente ans quand il commença son ministère (Luc 3 : 23); Joseph fut vendu pour vingt pièces d’argent (Genèse 27 : 28) et Joseph fut vendu pour trente pièces (Matthieu 26 : 15). Rejeté par ses frères, Joseph reçut une épouse païenne. Jésus a trouvé un peuple, son église, parmi les Gentils. C’est alors qu’il était rejeté par les siens que Joseph prit des mesures pour approvisionner en pain le peuple, parmi lequel il vivait; Jésus est le pain de vie dont chacun peut se nourrir. Finalement, Joseph fut reconnu par ses frères, Christ sera finalement reconnu par Israël comme le frère qu’ils ont rejeté. (Zacharie 12 : 10). Joseph a été rendu apte à régner par les souffrances qu’il a dû supporter et c’est par les souffrances que Jésus a été élevé à la perfection et apte à régner sur les coeurs (Hébreux 2 : 10-18).

VI – UNE LOYALE ADMINISTRATION.

Ayant reçu un titre et une autorité qui le plaçaient juste après Pharaon et de peu au-dessous de lui (Genèse 41 : 40) Joseph aurait pu choisir une vie facile et oublier le peuple pauvre et souffrant. (N’avez-vous pas connu des hommes qui, après être arrivés à une situation élevée, oublient les pauvres parmi lesquels ils avaient tout d’abord vécu ?) La prospérité n’altéra pas le caractère de Joseph.