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Joseph en prison (Genèse 39 : 1 à 40 : 23)

ÉPOQUE : 1719 av. J.C.
LIEU : Probablement Zoan, capitale de l’Égypte.
ENSEIGNEMENT PRATIQUE : Dieu peut nous soutenir au milieu des plus grandes épreuves que la vie nous réserve; il peut nous consoler et nous bénir en toutes circonstances.

    TEXTE D’OR : « L’Éternel fut avec Joseph, et il étendit sur lui sa bonté. » Genèse 39 : 21. 
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi – Genèse 39 ; 40 :15.
Mardi – Genèse 39 : 1-9.
Mercredi – Genèse 39 : 10-19.

    Jeudi – Genèse . 40 : 16-23.
Vendredi – 1 Rois 22 :15-28.
Samedi – Actes 5 : 17-25.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER

(Genèse 39 : 20-23 et 40 : 1-8)

I – JOSEPH EST EMPRISONNE SANS ÊTRE COUPABLE
.
a) Il est resté pur en face de la tentation. Après avoir été vendu comme esclave, Joseph montra la droiture de caractère qu’il avait déjà sous le toit paternel. Il fut fidèle et loyal dans la gestion des biens de son maître et il prouva cette fidélité en face de la tentation.

b) Il est demeuré digne de confiance au milieu de traitements indignes. Lorsqu’ils sont victimes de mauvais traitements, la plupart des hommes deviennent amers et vivent pleins de ressentiments. Certains s’efforcent de remonter dans l’estime de leur entourage, de laver leur nom pendant que d’autres cherchent à prendre leur revanche. Tous ceux qui agissent ainsi blessent l’esprit de celui qui a souffert sans se plaindre. Si nous voulons suivre les enseignements de Jésus nous avons mieux à faire mais il faut alors crucifier la chair et la chair se rebelle devant la mort. Voici ce qu’enseigne Jésus
« Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre. » (Matthieu 5 : 39). « Si quelqu’un te force à faire un mille, fait en deux avec lui) (Matthieu 5 : 41); « si quelqu’un veut plaider contre toi et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau » (Matthieu 5 : 40, Luc 6 : 29). Ce sont là de beaux versets à citer mais il est bien plus noble de les mettre en pratique et quand, l’occasion se présente, d’affirmer par les actes que l’on est enfant de Dieu. Joseph montra qu’il possédait cet état d’esprit que Jésus recommanda plus tard. Jeté en prison, il était considéré d’un oeil soupçonneux, mais il se montra si doux, si fidèle, il fit preuve d’un si noble esprit qu’il fut bientôt en « faveur aux yeux du chef de la prison qui plaça sous sa surveillance tous les prisonniers ». Et ceci prouve que même lorsque la réputation d’un chrétien est atteinte, son caractère droit peut avoir la victoire.

c) Dieu était avec Joseph. Bien des chrétiens qui souffriraient comme Joseph pour leur fidélité au Seigneur et pour la justice, seraient au désespoir et s’écrieraient « pourquoi donc Dieu a-t-il permis cette épreuve alors que je Le suivais ? » Joseph lui n’émit aucune plainte. Il accepta son épreuve comme étant selon la volonté du Seigneur et s’efforça d’en tirer le meilleur parti. Les Écritures disent : « L’Éternel fut avec Joseph, et Il étendit sur lui sa bonté. Il le mit en faveur aux yeux du chef de la prison. » Nous pourrions dire que si Joseph fut en faveur auprès du geôlier c’était parce qu’après l’avoir observé ce dernier le trouva digne de confiance. Certes, cela est vrai. Mais si nous approfondissons la chose nous discernons Dieu, invisible mais présent et agissant par le moyen de Joseph. Vivons dans la justice, la sainteté, sans reproche et nous pourrons alors être assurés que Dieu agira pour nous selon sa volonté.

II – DIEU AGIT EN FAVEUR DE JOSEPH.

Les moyens employés par Dieu pour exécuter sa volonté nous semblent parfois étranges. Selon le plan de Dieu, Joseph devait devenir le second personnage du royaume d’Égypte, et vraiment, rien n’indiquait, alors qu’il était en prison, qu’il allait bientôt acquérir tant d’autorité qu’il serait immédiatement après le maître du pays.

a) L’échanson et le panetier. Alors que Joseph était en prison, Pharaon eut sujet d’être courroucé contre deux officiers de son palais le chef des échansons (maître d’hôte) et le chef des panetiers il les fit jeter en prison. Ce fait ne semble pas tout d’abord être un signe de la providence de Dieu, mais lisons la suite. Au bout d’un certain temps ils eurent chacun un songe qui les troubla fort; ils semblaient si tristes que Joseph s’en aperçut et leur demanda la cause de leur peine. Ils lui racontèrent leur rêve sans espérer d’ailleurs que Joseph leur en donnerait la signification. Mais . Joseph était toujours resté en communion avec Dieu et par l’esprit il pouvait discerner le sens des deux songes. L’échanson serait réinstallé dans ses fonctions mais le panetier serait mis à mort.

   

Joseph n’était nullement responsable du sort de ces deux hommes; c’était, Pharaon seul qui prendrait une décision à leur égard. La prédiction de Joseph se réalisa: l’échanson retrouva son poste et le panetier eut la tête tranchée. Et que devenait Joseph ? L’échanson lui avait promis d’attirer sur lui l‘attention de Pharaon dès qu’il aurait repris ses fonctions à la cour mais il l’oublia. Comme nous sommes peu aimables et fort indifférents par nature ! Et que d’ingrats on trouve même parmi les enfants de Dieu ! Au fur et à mesure que s’écoulaient les jours, Joseph devait être de plus en plus certain que le service qu’il avait rendu était oublié. Deux longues années s’étaient écoulées depuis la libération de l’échanson et Joseph était encore en prison ! Le premier vivait libre et heureux, mais le second!.. Dans le Psaume 105 : 17 nous lisons : « Dieu envoya devant eux un homme ». Ceci montre que Dieu avait préparé la voie de Joseph et qu’il attendait le moment où celui-ci serait élevé au-dessus des grands du pays d’Égypte. Et pourtant « Joseph- fut vendu comme esclave, on serra ses pieds dans des liens, on le mit aux fers (Psaumes 105 : 18). Ce passage nous dépeint Joseph dans les premiers jours de son emprisonnement alors qu’il n’avait pas encore gagné la faveur du directeur de la prison. La dernière partie du verset nous prouve la sévérité des tortures physiques qu’il dut d’abord supporter. Mais ses tortures morales n’étaient pas moindres et les fers blessaient aussi son âme. Il était mortifié dans son honneur et sa fierté, il était tenté de croire que Dieu l’avait abandonné. Mais ses souffrances étaient dans le plan de Dieu et devaient le préparer au poste qu’il allait occuper. Dieu ne peut employer des novices pour les postes importants qui sont à la base de son plan. Il se sert de ceux qui sont sortis purifiés du creuset des afflictions. Ceci nous apprend à croire au Seigneur de tout notre coeur et à ne pas nous appuyer sur notre propre raisonnement même lorsque nous ne discernons pas où Dieu veut en venir. Jésus a supporté quarante jours de terribles tentations avant de commencer son ministère. Moïse fut mis à l’épreuve fort longtemps avant d’être appelé à secourir Israël. Si Joseph n’avait pas été purifié et mis à l’épreuve avant d’obtenir le pouvoir absolu sur tout un peuple, il aurait pu gouverner en tyran. Il devait apprendre à souffrir autant que ceux qu’il emploierait et qui allaient le servir afin qu’il puisse comprendre leur souffrance quand ils viendraient à lui. Le serviteur de Dieu qui a lui-même souffert devient un doux et bon pasteur. Nous devons souffrir si nous voulons devenir le consolateur des autres. De plus, rappelons-nous ce passage : « Si nous souffrons avec lui, nous règnerons avec Lui ». Les souffrances sont pour le temps présent, le règne viendra ensuite.

b ) Le jour de la délivrance. Joseph demeura en prison jusqu’à ce qu’un événement tout à fait inattendu provoque sa libération. Cet événement fut un songe que fit Pharaon. Personne en Égypte n’était capable d’interpréter le songe de Pharaon; le grand échanson se souvint alors du service que lui avait rendu Joseph et révéla à son maître que dans sa prison se trouvait un homme capable d’interpréter les rêves. Il déclara : « je vais rappeler aujourd’hui le souvenir de ma faute »... c’était bien tard ! Et cependant ce souvenir se présentait au moment propice. Si l’échanson avait parlé en faveur de Joseph dès le jour de sa libération nous pouvons douter que ce dernier ait pu se trouver au palais juste au moment où sa présence était utile. En étant libéré alors qu’un rêve venait de jeter le plus grand trouble dans l’esprit de Pharaon, cette libération se produisait à un moment psychologique qui mettait en relief à la fois son interprétation et sa personne. Immédiatement Pharaon discerna en Joseph l’homme capable de prescrire les ordonnances et de prendre les mesures nécessaires à l’approvisionnement de l’Égypte. Nous pouvons nous demander pendant combien de temps Joseph fut gardé en prison. Nous avons appris qu’il resta deux ans après la libération de l’échanson; nous en déduisons qu’il demeura enfermé pendant plusieurs années. En dépit des apparences ces années d’inactivité ne furent pas du temps perdu, ce fut une période de préparation.