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Le nouveau nom de Jacob (Texte du Cours : Genèse 31 : 1 – 33 : 17 )

ÉPOQUE : 1739 av.
LIEU : Peniel sur la rivière Jabbok.
ENSEIGNEMENT PRATIQUE : Dieu lutte contre nous jusqu’à ce qu’il ait transformé notre nature au point de nous rendre semblables à son fils.

    TEXTE D’OR : «Je ne te laisserai point aller que tu ne m’aies béni.» Genèse 32 : 26
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi – Genèse 32 : 24-30.
Mardi – Genèse 31 : 1-16
Mercredi – Genèse 31 : 17-24.

    Jeudi – Genèse 31 : 43-49.
Vendredi – Genèse 32 : 1-12.
Samedi – Genèse 32 : 13-23.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER

(Genèse 32 : 9-12, 24-30)

I – JACOB PRIE POUR OBTENIR LA PROTECTION DIVINE.

Rien ne paralyse davantage que la peur et celui qui se trouve, comme Jacob, totalement impuissant à maîtriser l’objet de ses frayeurs, est vite en proie au désespoir et à la confusion. De toute évidence Jacob n’avait aucune expérience de la guerre et par conséquent ne disposait d’aucun moyen qui puisse lui assurer la victoire si son frère s’engageait dans un combat contre lui. C’est à ce tournant de sa vie que Dieu l’attendait et, en effet, n’ayant aucune aide, désespérément faible. Il n’eût plus qu’une ressource, aller vers Dieu par une ardente prière.

Dans sa prière, Jacob se montre conscient de son indignité. Il ne mérite certes pas l’aide du Seigneur et il confesse tous ses manquements. Ce n’est pas l’humilité elle-même qui amène la réponse du Seigneur mais l’humilité est l’attitude nécessaire pour présenter une requête à Dieu. Il est bon de noter pour notre propre usage que Jacob était bien plus conscient de son indignité que de son humilité. L’humilité du coeur est chose si fragile qu’elle disparaît aussitôt que nous croyons l’avoir.
La foi dans les promesses de Dieu est un autre facteur de première importance pour obtenir une réponse à une prière. Jacob qui croyait fermement en la promesse divine qu’avait reçue Abraham en fit état dans sa prière et par là, il manifesta sa foi. Cette foi apporta à son âme, la force, le courage et l’amena à réaliser la présence de Dieu. Fort de la Promesse il était certain que Dieu l’entendrait. Sans cette Promesse il n’aurait eu aucune assurance que Dieu accèderait à sa requête. (Marc 11 : 24; Jacques 1 : 5-7). Nous engageons fortement tous ceux qui recherchent les bénédictions de Dieu à s’appuyer sur les merveilleuses promesses qu’Il nous a faites.

II – JACOB SOLLICITE LA PUISSANCE.

Jacob demeure seul de nouveau. Il a prié pour le soutien divin. Il a utilisé tous les moyens humains à sa disposition pour apaiser Ésaü. Il a passé le gué de Jabbok avec sa femme et ses enfants. Humainement parlant il ne pouvait rien faire de plus. Loin des bruits du monde, il rencontre Dieu dans la solitude de la nuit. Là, dans un lieu solitaire arrive un visiteur céleste, un ange qui va lutter avec lui. Ayant un point de discorde avec Jacob le Seigneur vient lutter avec lui. La vie passée de Jacob ne pouvait être agréable à Dieu et en luttant avec lui Dieu, voulait l’amener à en finir et à marcher sur une nouvelle voie. Comme Jacob était très fort dans sa propre volonté et son propre esprit, la lutte dura toute la nuit.

   

Il semble que dans cette lutte, Jacob pensait avoir quand même la force nécessaire pour obtenir par lui-même ce qu’il demandait à Dieu; il était heureux dans un cas urgent ou de grave danger d’accepter l’aide de l’Éternel mais dans l’ensemble il se sentait apte à soutenir les luttes de la vie. À l’aube, l’ange le frappa à l’emboîture de la hanche et le rendit incapable d’obtenir la victoire. Par là, Jacob apprit que lorsque le moment est venu. Dieu peut fort aisément amener ses enfants à en finir avec eux-mêmes, avec leur « moi ». De tout temps, le peuple de Dieu a dû apprendre que la puissance du Seigneur ne vient que sur ceux qui ont vraiment pris conscience de leur faiblesse et qui ont mis toute leur confiance en Lui. 2 Corinthiens 4 : 8-10; 12 : 7-10.

Le lutteur céleste demanda à Jacob de laisser aller à l’arrivée des premières lueurs du jour, mais Jacob, sachant qu’il n’avait pas encore obtenu ce qui lui manquait se cramponna à l’ange et ne voulut pas le laisser partir avant d’avoir obtenu la bénédiction désirée. Mais avant de pouvoir la recevoir une chose encore était nécessaire. Jacob devait confesser son nom et toutes les années d’agissements déloyaux que ce nom représentait. Il devait avouer qu’il était un personnage égoïste et cupide. Dès qu’il eût fait cette confession la scène changea. L’ange relâcha son étreinte et de ses lèvres tombèrent des paroles qui durent mettre dans le coeur de Jacob une joie inexprimable. Son nom devenait Israël car « il avait lutté avec Dieu » (32 : 28) et en même temps il avait été victorieux de l’homme charnel. Dieu pouvait diriger la vie de Jacob avant cette lutte mais après l’avoir amené à marquer un terme à sa vie ancienne et à naître de nouveau il était disposé à lui donner la puissance et la victoire que Jacob avait sollicitée de son Seigneur.

III – JACOB LOUE LE SEIGNEUR QUI L’A SAUVE.

Jacob savait très bien qu’il avait eu affaire à Dieu et quand il posa la question : « Quel est ton nom » (28) il semble bien qu’il cherchait surtout à recevoir une révélation plus complète de la nature de Dieu et de ses attributs. Cette nouvelle requête ne reçut pas satisfaction. Le moment était venu pour Jacob de marcher et de vivre à la lumière des révélations et de la puissance qu’il avait déjà reçues. En quelques semaines Dieu s’était manifesté en trois occasions différentes. Il n’avait besoin d’aucune révélation supplémentaire, il n’avait besoin que de la grâce de Dieu pour marcher à la lumière de ce qu’il avait déjà reçu.