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Jacob à Béthel (Texte du Cours : Genèse 31-1 à 33-17 )

ÉPOQUE : 1760 av. J.-C.
LIEU : Béthel.
ENSEIGNEMENT PRATIQUE : A l’âme qui répondra à Son amour, Dieu a donné une échelle qui permet de s’élever de la terre jusqu’au ciel; Son fils, Jésus-Christ le Sauveur.

    TEXTE D’OR : « Voici, je suis avec toi et je te
garderai partout où tu iras ». Genèse 18 : 15
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi – Genèse 18 : 10-22.
Mardi – Genèse 17 : 41-46.
Mercredi – Genèse 18 : 1-9.

    Jeudi – Genèse 19 1-10.
Vendredi – Genèse 19 : 11-20.
Samedi – Exode 3 : 1-6.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER

(Genèse 18 : 10-22)

Après avoir été frustré de ses droits par Jacob, Ésaü conçut à l’égard de son frère une haine violente et décida de se venger. On rapporta à Rébecca les paroles menaçantes que son fils Ésaü avait prononcées contre son frère Jacob. En mère avisée, Rébecca conçut un plan capable de protéger Jacob contre la colère d’Ésaü. Elle persuada Isaac d’envoyer son fils cadet à Paddam-Aram; elle pensait que Jacob trouverait une épouse dans la famille de sa mère, parmi les filles de Laban. Il est intéressant de noter que Rébecca eut sa part d’amertume et de douleur à cause de l’acte qu’elle avait inspiré a Jacob car elle ne vit plus jamais son fils préféré après son départ pour Paddam-Aram.

I – LE DÉPART DE JACOB.

A la demeure paternelle Jacob avait vécu sous l’influence immédiate de ses parents. Maintenant, il n’avait près de lui personne sur qui il pouvait se reposer. Il allait devoir vivre sans la sécurité de l’intérieur familial et il lui faudrait dorénavant compter uniquement sur ses propres ressources. Tout en s’éloignant du foyer où il avait grandi, il songeait sans nul doute aux événements qui avaient amené son départ. Peut-être craignait-il Ésaü mais par ailleurs il pensait aux glorieuses réalités qui découleraient de la bénédiction d’isaac. Toutefois on peut sans peine imaginer la terrible sensation d’isolement qui pesa sur lui quand les ténèbres l’environnèrent avec la soudaineté qui caractérisent les nuits orientales.

II – LE SONGE DE JACOB.


Jacob était parfaitement au courait, de la révélation que Dieu avait donnée à Abraham et à Isaac. L’histoire avait certainement été répétée tant de fois que l’idée que Dieu avait parlé à sa famille s’était profondément ancrée dans son esprit. Il croyait à ces promesses et s’attendait à leur accomplissement. Mais il commit une faute en croyant qu’il pouvait aider Dieu à réaliser ses promesses. Il est probable que jusqu’à ce jour il n’avait reçu aucune révélation surnaturelle personnelle, mais, maintenant, pour le fortifier pendant les longues années d’épreuves qui l’attendaient, pour l’aider dans son témoignage, Dieu allait lui renouveler la promesse. Dieu voulait aussi lui montrer que les bénédictions descendraient sur lui par des moyens surnaturels. Le songe de Jacob est le symbole de Jésus qui est le véritable et unique chemin entre ta terre et le ciel et qui donne à chaque enfant de Dieu la claire vision des réalités célestes pour l’encourager et le fortifier dans son pèlerinage terrestre. (Jean 1:51).

Dès qu’Abraham commença à le suivre, Dieu lui promit de le conduire vers une terre qu’il lui montrerait. Plus tard Abraham réalisa que la volonté de l’Éternel était qu’il possédât le pays de Canaan pour lui et pour sa descendance. La bénédiction divine demeura sur Abraham et sur lsaac tant qu’ils demeurèrent sur ces territoires; mais chaque fois qu’il sortit de Palestine, le peuple juif fut dans les pires difficultés. De même pour Jacob, les plans de Dieu s’accomplirent quand il quitta Canaan pour un certain temps mais Dieu se proposait de le ramener dans son propre pays à Son heure et de lui en garantir la possession. Et les actuels descendants de Jacob semblent s’engager dans la voie d’un moderne accomplissement de la grande promesse. Quand Christ reviendra, le royaume d’Israël sera pleinement restauré et sa gloire dépassera celle d’autrefois.

Dieu affirme à Jacob que sur la Terre promise ses descendants se multiplieront et se ramifieront dans toutes les directions. Et si l’on considère le grand nombre de juifs répandus par le monde nous pouvons, constater, l’accomplissement de cette promesse. Son accomplissement spirituel est venu au travers de Christ, le plus grand dans la postérité d’Abraham, et par lequel toutes les familles de la

   

Dieu affirme à Jacob que sur la Terre promise ses descendants se multiplieront et se ramifieront dans toutes les directions. Et si l’on considère le grand nombre de juifs répandus par le monde nous pouvons, constater, l’accomplissement de cette promesse. Son accomplissement spirituel est venu au travers de Christ, le plus grand dans la postérité d’Abraham, et par lequel toutes les familles de la terre peuvent être bénies. Un fait est mis en relief dans cette importante partie des Écritures; Dieu sera avec son serviteur. Sa divine présence c’est la protection certaine contre tout mal qui pourrait survenir pendant sa vie errante, jusqu’à l’accomplissement de toutes ses promesses. Dieu allait demeurer près de Jacob et aussi près de ses descendants. Dieu ne pouvait pas bénir tous les propres plans de Jacob mais il demeurerait avec son enfant jusqu’à ce que les plans divins le concernant se soient réalisés.

Les nombreuses promesses qui ont été faites à travers les siècles nous donnent l’assurance de la présence du Seigneur près de nous et ont toujours été pour le peuple de Dieu un encouragement et une source d’inspiration. (Exode 33:14; Hébreux 13:5).

III – LA RÉPONSE DE JACOB.

Les dieux des peuples anciens n’étaient pas universels. Chaque communauté avait ses propres divinités et on ne pensait pas qu’elles pouvaient avoir quelque influence en dehors du plan local. (1 Rois 20 : 23). Jacob n’acceptait certes pas ce point de vue mais il semble cependant qu’il ait pensé que Dieu ne pouvait se révéler à lui qu’en des endroits bien déterminés.
Ce fut pour lui un grand sujet d’étonnement que de constater que le Seigneur avait choisi un désert désolé pour manifester sa présence. C’était là une idée nouvelle Dieu était disposé à entrer en communion avec son peuple en dehors de tout lieu déterminé. La réalité de la présence de Dieu remplit Jacob d’une profonde frayeur. Sa vie n’avait pas été en harmonie avec les volontés de Dieu et cette manifestation surnaturelle lui mettait en l’esprit sa condition de pécheur. Cette visite céleste le bouleversait et certaines actions passées qui ne l’avaient jamais inquiété lui apparaissaient maintenant comme des péchés étrangement accablants. Comparer avec Esaïe 6-5; Luc 5:8; Apocalypse 1:17-18.
Jacob savait maintenant que Dieu était partout et qu’il n’était pas possible de fuir sa présence. (Psaumes 139:7-12).
En versant de l’huile sur la pierre Jacob voulait, que ce lieu demeurât un témoignage de la révélation de Dieu. Les mille préoccupations d’une vie toujours précipitée nous font vite oublier la reconnaissance quand elle est seulement spirituelle. Et ainsi, tout au long des siècles, à travers toutes les générations le peuple de Dieu en retrouvant cette pierre a eu le clair souvenir de la merveilleuse vision. Le monument ne doit pas être adoré mais la vision de Dieu doit demeurer bien nette dans les esprits et dans les coeurs.

La promesse a été faite à Abraham et à Isaac sans aucune condition. Certains pensent que Jacob n’aurait pas dû limiter le message le l’Éternel par un voeu. Ils déclarent que Dieu avait parlé et que cela aurait dû suffire à Jacob. Cela est vrai et pourtant on peut difficilement blâmer Jacob sur ce point. Dieu, dans sa bonté, s’était révélé à lui sans rien exiger en contrepartie et c’était la chose la plus naturelle du monde que Jacob lui rende grâces en consacrant à Dieu à la fois Béthel et ses biens terrestres. Nous devons remarquer que la consécration de Jacob ne fut pas totale. Il offrit une part de ses biens à Dieu mais ne se donna pas lui-même sans réserve. Ce ne fut que bien des années plus tard qu’il réalisa cette heureuse expérience.

(Texte du Cours : Éphésiens 1:3-23; 2:1-22; 5:1- 33. Genèse 24)