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La vente du droit d'ainesse (Texte du Cours : Genèse 25 : 19-34, Hébreux 12 : 16-17 )

ÉPOQUE : - 1800 Av J. C.
LIEU : Beersheba.
ENSEIGNEMENT PRATIQUE : Celui qui néglige les choses éternelles de Dieu pour jouir des choses éphémères de ce monde commet une erreur capitale.

    TEXTE DOR : « La vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement » Luc 12 : 23.
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi – Genèse 25 : 27-34.
Mardi – Genèse 24 : 58-67.
Mercredi – Genèse 25 : 7-11, 19-28.


    Jeudi – Genèse 26 : 1-6.
Vendredi – Proverbes 23 1-3, 19-21.
Samedi – Luc 12 : 20-34.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER

( Genèse 25 : 27-34. Hébreux 12 :20-34 )

Dans la dernière leçon nous avons examiné dans quelles conditions s’étaient mariés Isaac et Rébecca. De cette union et selon la promesse de Dieu naquirent deux Jumeaux qui par la suite devaient devenir les pères de nations aux vues opposées.
Selon la loi patriarcale. Ésaü né le premier des jumeaux avait reçu le droit d’aînesse. Ce droit comprenait trois avantages.
1. Autorité sur ses frères.
2. Une double part de l’héritage paternel.
3. La charge de prêtre au sein de la famille. Dans le cas particulier de la famille d’Abraham le titre de premier-né donnait droit à l’héritage du territoire de Canaan, des bénédictions découlant de l’alliance (Genèse 12 :1-3), de l’honneur de devenir l’ancêtre de la postérité promise et du Rédempteur lui-même. Toutefois il semble que Dieu avait en fait destiné Jacob à être cet héritier. Une étude des caractères de chacun des deux frères peut révéler les motifs de la préférence de Dieu. Rien n’est plus révélateur pour une étude de caractère qu’un choix, donc, examinons les choix que fit Ésaü.

1 – Ésaü, l’homme qui choisit les champs. Contrastes entre Jacob et Ésaü.

Lire verset 27 – Avez-vous quelquefois remarqué de semblables contrastes entre deux frères d’une même famille ? Que pouvez-vous deviner en ce qui concerne les dispositions spirituelles des deux frères à la lumière des versets 31, 32 et 34 9 Est-ce que ce passage ne montre pas pourquoi Dieu préférait voir Jacob recevoir le droit d’aînesse A votre avis quels traits de caractère en Jacob pouvaient déplaire à Dieu mais aussi quels autres traits pouvaient le réjouir ?
Un écrivain, commentateur de la Parole, de Dieu a écrit « Esaü est franc, Il va loyalement droit au but, il est généreux mais sans profondeur de caractère et sans aucun idéal élevé. Il cède à tous ses désirs et agit selon l’impulsion du moment il n’aime ni n’apprécie aucun bien serait-il de grande valeur, il abandonne sans regret et sans réflexion les avantages les plus importants. Jacob est égoïste et intrigant; mais il regarde bien au-delà du moment présent. Il tourne Les yeux vers des valeurs éternelles, si bien que son caractère a beaucoup plus de profondeur que le léger Ésaü. Il comprend quelques éléments de bon aloi qui, égoïstes seront capables de se consacrer au service du Seigneur. »

2 – Ésaü, l’homme qui choisit la nourriture. Un marché de dupe.

La demande d’Ésaü est celle d’un affamé. « Laisse-moi manger de ce roux, de ce roux-là, car je suis fatigué. » Un auteur chrétien, le Dr Chappell écrit « Représentons-nous la scène. Ésaü rentre de la chasse. Dans la chaleur de l’action et durant tout le jour il a oublié sa faim ardente. Mais maintenant qu’il est de retour son estomac, son appétit matériel exige une satisfaction immédiate. En arrivant sous la tente de sa famille il est charmé par la bonne odeur du potage aux lentilles que prépare son frère Jacob. Cet appétissant parfum lui monte au cerveau comme les vapeurs d’alcool montent à la tête de l’ivrogne. Il lui faut, à l’instant même, de cette nourriture. Aussi, se précipitant vers la marmite crie-t-il à son frère « laisse-moi manger de ce roux ». Remarquez, aux versets 32 et 34 comment raisonna Ésaü. Il exagéra sa faim. « Voici, je m’en vais mourir » dit-il Il est certain qu’il ne serait pas mort de faim pour attendre le moment du repas.

   

Il préféra une satisfaction charnelle immédiate aux futurs avantages de nature spirituelle. Il mangea les lentilles puis se leva et reprit ses occupations tout comme s’il ne venait pas d’abandonner avec une incroyable légèreté le plus grand honneur et la plus solennelle responsabilité qu’ aucun autre homme n’avait reçue. Le voyez- vous s’essuyant les lèvres et grognant de satisfaction quand il se leva pour quitter la tente ? Il n’entrevit même pas qu’un jour viendrait ensuite où il pleurerait sur son choix malheureux et essaierait en vain de l’annuler. Les hommes de son genre ne pensent jamais aux conséquences de leurs gestes, de leurs choix; seule la satisfaction du moment présent les intéresse. Cela, ne les empêche d’ailleurs pas de pleurer plus tard, et d’avoir le coeur brisé à la pensée de ce qu’ils auraient dû faire.

Quant à Jacob, il ne fit rien de mal en estimant le droit d’aînesse à son juste prix et peut-être même en le désirant. N’était-ce pas dans le plan de Dieu qu’il l’obtienne ? Sa faute consiste dans le fait qu’il tira profit de la faiblesse de son frère pour s’en emparer. Dieu à des moyens justes et droits pour mettre ses projets en application et n’a aucun besoin de la duplicité des hommes pour accomplir sa volonté.

3 – Ésaü, l’homme qui choisit la folie.

Certaines personnes ont vendu leur âme pour la renommée, d’autres pour les richesses, d’autres pour satisfaire une passion. Ésaü est le type de ceux qui ont vendu leur âme pour la satisfaction d’un appétit charnel. Peu importe de savoir ce qu’un homme obtient en échange de son âme, de toute façon il ne peut qu’y perdre et il est lié par son marché. Lire Galate 6 : 8; Jean 12 : 25; Marc 8 : 36, 37.

Certains seront tentés de défendre la folie d’Ésaü, en s’appuyant sur le fait qu’il s’est décidé dans un mouvement impulsif et en proie aux tiraillements de la faim. Un autre commentateur de la Genèse écrit : Il est probable que ce n’était pas la première fois que Jacob et Ésaü s’entretenaient de ce droit d’aînesse. Aucun homme ne vendrait un tel droit au premier mot. Dans le pays où ce droit existe, personne ne le vend sans avoir examiné plusieurs fois la question dans son coeur. On commence par trouver qu’il n’est pas tellement important, on le déprécie petit à petit à ses propres yeux et enfin on le cède à un autre. On le vend en pensée avant de le vendre en réalité. Chacun savait qu’Ésaü avait l’intention de céder son droit et aurait pu mettre une enchère.

Après le sacrifice de la croix chaque homme et chaque femme a un privilège comparable à ce droit d’aînesse, le droit de participer à un héritage au travers du sang du Seigneur; et pour en être digne aux yeux de Dieu il faut lui consacrer sa vie. Mais beaucoup font comme Ésaü, ils cèdent leur droit pour peu de chose. On a dit que la vie était comme une feuille de papier blanc sur laquelle chacun de nous pouvait écrire une ligne ou deux avant que la nuit ne vienne. Chacun peut choisir les mots qu’il écrira pour l’éternité. Mais chacun devra se souvenir qu’à l’exemple d’Ésaü un jour viendra où il pourra regretter sa légèreté et qu’alors il n’aura aucun moyen de revenir en arrière même si c’est avec larmes qu’il cherche à réparer.