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La Tour de Babel (Texte du Cours : Genèse 11 : 1-32)

ÉPOQUE : 2247 avant J. C.
LIEU : Babel, une ville de la plaine de Schinéar.
ENSEIGNEMENT PRATIQUE : L’orgueil et l’arrogance de l’homme déplaisent à Dieu et mènent à un échec et à la douleur.

    TEXTE D’OR : « Toute plante que n’a pas plantée Dieu sera déracinée. » Matthieu 15:13. 
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi – Genèse 11: 1-9.
Mardi – Daniel 4: 28-37.
Mercredi – Romains 1 : 18-25.


    Jeudi – Actes 2: 1-8.
Vendredi – Actes 11 : 22-31.
Samedi – Apocalypse 18: 1-8.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER

(Genèse 11 : 1-9)

Jusqu’à présent dans le livre de la Genèse, nous avons étudié le commencement de l’univers, de l’homme, du péché, de la civilisations nous allons étudier cette semaine le commencement des différentes langues.
Ceux d’entre nous qui sont destinés à passer toute leur vie dans le pays où ils sont nés ne prennent que bien peu d’intérêt pour les multitudes de langues parlées dans le monde; nos frères missionnaires, par contre, trouvent que cette diversité de langages est bien gênante. A cause des nombreux dialectes en usage parmi des tribus, pourtant parfois peu éloignées l’une de l‘autre, il serait vain pour un prédicateur d’essayer d’apprendre à prêcher à chacune de ces tribus dans sa propre langue; et pourtant, délivrer un message par le moyen d’un interprète n’est jamais une méthode entièrement satisfaisante. D’autre part, combien de malentendus existent entre des nations civilisées qui, du point de vue culturel ont beaucoup de caractères communs, mais qui sont séparées par la barrière des langues. Il semble pourtant que Dieu n’a jamais désiré un tel état de choses. Cette confusion est le résultat du matérialisme des hommes qui, dans un rêve insensé, ont dressé des plans ambitieux dans lequel Dieu était totalement évincé et ces plans auraient finalement amené leur propre destruction.

LE PROJET DE CONSTRUCTION DES HOMMES.

Lisez Genèse 11: 1-9. Remarquez que ce peuple avait des qualités. Il était :

1) UNI – La Bible ne prodigue pas les mots et pour faire la description morale de ce peuple, nous devons lire entre les lignes. Remarquez, dans le verset 1, Une répétition évidente. « une seule langue », les « mêmes mots ». Manifestement, cela signifie qu’il n’existait qu’une seule langue, probablement l’hébreu et que cette langue était partout parlée avec la même prononciation. Dans notre pays, bien que nous ayons la même langue, la prononciation diffère selon les provinces, mais chez ces hommes des premiers âges il n’en était pas ainsi.
Ceux qui ont fait des études linguistiques peuvent prouver qu’un grand nombre de langues et de dialectes parlés sur la terre ont une source commune. Il est évident que ce peuple avait beaucoup de biens communs et qu’une grande solidarité existait dans leurs relations.

2) ACTIF – Dans le verset 2, que pouvez-vous remarquer concernant le genre de vie de ces populations qui peuplaient la terre après le Déluge ? Dans le verset 3, que pourriez-vous trouver concernant leurs aptitudes et leur désir d’arriver à un niveau de vie plus élevé ? Les peuples libres n’ont-ils pas toujours le même désir de nos jours ? L’homme a sans cesse, lutté pour améliorer sa situation pour aller de la tente à la cabane de la cabane à la villa, puis, si possible, au château. Et même, l’homme qui est arrivé à demeurer dans un château, ne s’estime pas satisfait et ne renonce pas à la lutte. Il tourne son inlassable activité vers d’autres horizons. Plus vous lirez la Bible et plus vous vous sentirez apparenté aux hommes des âges qui ont précédé notre ère. Il n’y a réellement rien de nouveau sous le soleil et les hommes n’ont pas foncièrement changé à travers les siècles.

3) PLEIN DE RESSOURCES – Remarquez que dans le verset 3, ils se trouvent devant des conditions défavorables à leur projet de construction; ce passage laisse en effet entendre qu’à la place des matériaux habituels, pierre et mortier, ils devront utiliser autre chose. En somme, c’était des pionniers. Dans la région où ils avaient décidé de s’établir, on ne trouvait ni grés, ni calcaire, ni possibilité d’obtenir de la chaux pour le mortier, ils n’avaient là, à leur disposition, qu’un sol argileux et la nécessité de fabriquer des briques s’imposait. Ils brûlaient tant de construire de façon durable qu’ils ne se contentèrent pas de faire sécher les briques au soleil comme on le faisait ailleurs; ils construisirent des fours et firent cuire leurs briques afin qu’elles soient capables de défier les intempéries pendant des siècles. Des savants pensent que certaines ruines encore visibles de nos jours en cet endroit sont des vestiges des monuments que construisirent ce peuple. Les briques ne peuvent encore être séparées les unes des autres à cause des qualités particulièrement adhésives du bitume qu’ils employèrent comme mortier.

4) INTELLIGENT – En dépit de ce que les évolutionnistes voudraient nous faire croire, on peut se faire une idée de l’intelligence élevée de ce peuple ancien. En considérant les obstacles qu’ils furent capables de vaincre pour s’élever au niveau de vie qu’ils désiraient. Souvenonsnous que ces faits se passaient environ 2.500 ans avant J. C., à une époque où les évolutionnistes eux-mêmes prétendent que l’histoire de l’homme n’était pas encore bien vieille.

5) AMBITIEUX – Remarquez l’immense ambition de ce peuple. Ils voulaient une ville, ils désiraient construire une tour qui atteindrait le ciel – un vrai gratte-ciel ! - qui aurait été pour eux le symbole de leur unité et de leur orgueil civique, quelque chose dont on parlerait jusque dans les pays lointains

   

et qui rendrait leur nom célèbre dans tout le monde connu d’alors. Quelques savants pensent que la construction de cette tour avait une signification religieuse. Ces hommes désiraient peut-être par ce moyen adorer les hôtes des Cieux comme le font les peuples païens. Mais ce genre d’adoration a toujours été une offense pour Dieu. Quand, plus tard, Moïse donna au peuple les lois reçues au Mont Sinaï, l’une d’elles disait

« Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face » (Lire Romains 1: 25-28). Si cela est exact, il n’est pas étonnant que Dieu ait pris, de si rigoureuses mesures pour mettre fin à ce projet et pour disperser ces hommes par toute la terre.

6) DÉSOBÉISSANT – Quelque soit le but de la construction de la tour, le fait de vouloir se concentrer dans la plaine de SCHINEAR était déjà un acte de désobéissance aux commandements que Dieu leur avait donnés auparavant (Gen. 9 : 1, 7; 11 : 4). Dieu avait dit : « Remplissez la terre ». Dieu voulait que ces hommes se dispersent et qu’ils préparent les générations futures. Refuser de se répandre sur le globe ne pouvait qu’avoir pour conséquence la stagnation et la mort. Il est, en effet, bien conforme à la nature humaine d’éviter l’effort et la lutte et nous écoutons trop favorablement cette nature qui est en nous.

Quand l’Église primitive refusa de se disperser pour se répandre par tout le monde, désirant seulement prendre une attitude défensive plutôt qu’une attitude combattante, Dieu permit la persécution de la part des Juifs, afin que les chrétiens dispersés de force puissent propager l’évangile. Et partout où ils allèrent des groupes de croyants naquirent. Jésus fut toujours contre le principe de la « propre sécurité » quand ce principe constituait une fin en soi : « Si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul » a dit le Seigneur.

LE JOUR DE RÈGLEMENT DES COMPTES.

1) Pour BABEL – Voyez dans le verset ce qui arriva quand Dieu « descendit pour se rendre compte des activités de ce peuple ambitieux. Là, il est évident qu’il n’avait pas agi sous la direction ou sous l’influence de Dieu. Et les mots : « allons !... Faisons! Cuisons!... » des versets 3 et 4, prennent toute leur signification. Ces mots ne rappellent-il pas les paroles de Lucifer relevées dans Esaïe 14: 12-15, où par cinq fois il dit « Je... Je.,.! » Lui aussi eut son jour, de règlement des comptes quand Dieu l’arrêta dans sa marche ambitieuse. Il est probable que la tête de cette rébellion contre Dieu fut NIMROD (Gen. 10: 8-10). Le premier homme qui organisa le peuple pour la guerre et les conquêtes. Ce premier chef de Babylone (Babel) nous met en mémoire l’antéchrist, le maître final de « Babylone la Grande » (Apocalypse 17 et 18) qui dans les derniers jours organisera la révolte des nations contre Dieu.
Dieu aurait pu faire mourir les hommes et mettre immédiatement fin à leur impudence, mais il préféra user de miséricorde. Il savait qu’il n’y avait aucune borne à leur ingéniosité et à leur ambition et aucune limite aux plans qu’ils avaient dressés et qui auraient pour résultat d’enlever Dieu de leur vie. Il mit fin à leur folie en les dispersant. Pour arriver à ce but, Dieu n’eut qu’à confondre leur langage ce qui les mit dans l’impossibilité de travailler ensemble et de conserver leur unité. Après la dispersion chaque groupe linguistique s’installa dans une nouvelle région et fut l’artisan de sa propre civilisation, mais il fut à jamais impossible aux hommes de centraliser leurs activités sur le même projet. Chaque groupe vécut et agit dorénavant pour lui-même. Il suffit d’ailleurs de jeter un coup d’oeil sur la carte du monde pour se persuader que cet état de choses existe toujours. Cette division est peut-être mauvaise, mais si l’unité entre les hommes avait pour point de départ le rejet complet de Dieu, la situation aurait été pire encore.
Il est vrai qu’un groupe continua de construire Babylone et que cette ville devint une grande métropole d’ailleurs aussi pervertie qu’elle était brillante. Mais heureusement d’autres hommes parmi ceux que Dieu dispersa n’avaient pas l’esprit des habitants de cette ville et gardaient la crainte de leur Seigneur.

2) Pour vous-mêmes – Le Dieu tout-puissant qui fixa un jour de règlement des comptes pour les habitants de SCHINEAR agira de même à l’égard de chaque être humain. Dressez l’inventaire de vos activités quotidiennes et voyez quel est le nombre de celles auxquelles vous vous livrez dans la crainte de Dieu. Dites combien d’actions vous accomplissez chaque jour avec la ferme assurance que c’était bien là ce que Dieu vous demandait. Parmi toutes vos actions quel est le nombre de celles pour lesquelles vous demandez la bénédiction du Seigneur ? Mais aussi, quel est le nombre d’actions que vous préférerez cacher à Dieu? Si vous pouvez, répondre avec succès à toutes ces questions vous êtes capables de trouver le nombre des « oeuvres qui vous suivront ».