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Pierre prêche pour les Gentils (Texte du Cours : Actes 10:1 à Actes 11:30)

ÉPOQUE : 4Oans après J. C.
LIEU : Césarée. Antioche.
ENSEIGNEMENT PRATIQUE : L’Évangile doit être prêchée à toutes les nations. Aucune d’entre elles ne doit être négligée et toutes doivent retenir l’attention de nos efforts missionnaires.

    TEXTE D’OR : « Tous les prophètes rendent de Lui ce témoignage que quiconque croit en Lui reçoit par son nom La rémission des péchés. » (Actes 10 :43)
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi – Actes 11 : 5-16.
Mardi – Actes 10 : 1-8.
Mercredi – Actes 10 : 9 - 18.


    Jeudi – Actes 10 : 22-33.
Vendredi – Actes 10 : 34-48.
Samedi – Actes 11: 19-30.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER

( Actes 11 : 5-16 )

Après avoir prédit la fondation de son Église, le Seigneur Jésus dit à Pierre : « Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux » (Matthieu 16 19). Cette promesse reçut un premier accomplissement quand Pierre utilisa les clefs de la vérité de l’Évangile pour ouvrir les portes de l’Église de Christ aux Juifs repentis. Dans cette leçon, nous verrons comment sous la direction divine, il accomplit cette promesse en y joignant les Gentils.

I - LA PORTE FERMÉE (Actes 10 : 1-33).

1–Un Gentil recherche la Vérité : son fardeau, sa prière, sa vision. Corneille qui de toute évidence s’était converti au Judaïsme, était depuis quatre jours engagé dans une ardente prière. quel était l’objet d’une si fervente supplique ? Corneille désirait ardemment ce que la synagogue ne lui avait pas donné, c’est-à-dire le pardon complet de ses péchés et le témoignage de l’Esprit de Dieu. Son fardeau le conduisit à la prière et la réponse à cette prière vint sous la forme d’un ange qui lui dit « d’envoyer des hommes à Joppé » pour faire venir vers lui un prédicateur juif nommé Pierre. Ce qui s’ensuivit prouve clairement que derrière l’aspiration et la prière de Corneille il y avait le Saint-Esprit qui agissait en vue de faire connaître l’évangile non seulement aux Juifs (l’église primitive se composait presque entièrement de Juifs, mais aussi aux Gentils.)

2–Le prédicateur Juif : son fardeau, sa prière, sa vision.
Après une tournée d’évangélisation en Judée. Pierre arriva à Joppé. Il avait dû triompher d’un préjugé juif pour accepter de demeurer dans la maison d’un tanneur qui, selon l’enseignement rabbinique, était considéré comme impur. Mais avant que son ministère puisse avoir toute son influence, il aura encore à triompher d’un autre préjugé. Avec l’aide de notre imagination, nous pouvons tâcher de découvrir le fardeau qui pesait sur le cœur de Pierre à ce moment là. II était peut-être en train de se dire en lui même « Le Maître nous a ordonné d’évangéliser toutes les nations. Cela comprend sûrement les Gentils. En principe, je sais que Juifs et Gentils sont égaux aux yeux du Seigneur. Mais pour prêcher aux Gentils, il faut que je les fréquente, pour les fréquenter, il faut que j’accepte de demeurer chez eux, de partager leur nourriture ce qui est considéré comme une action impure par la loi de Moïse. Des milliers de Juifs chrétiens seront prêts à se séparer de moi, si je me souille aussi (Consulter Actes 11: 1-3; Gal. 2 : 11-12). De toute façon, je dois prier à ce sujet car il faut que nous fassions quelque chose pour le salut des Gentils ». Ce fardeau l’amena vers la prière et une vision lui fit comprendre que la dispensation mosaïque était passée et qu’une question de nourriture ne devait plus être une barrière entre Juifs et Gentils. Quand il descendit de l’endroit où il avait prié, il trouva trois Gentils qui l’attendaient pour le conduire vers Corneille.

II – LA PORTE S’OUVRE.
(Actes 10 : 34-43)

Lorsque Pierre arriva à Césarée, il trouva tout un groupe qui l’attendait. Corneille avait invité ses parents et ses amis intimes. Après avoir échangé quelques paroles, Pierre aborda son message. Et ce fut ce message, simple histoire du ministère de la mort et de la résurrection de Jésus qui devint « la clef de la science » (Luc 11 : 52), grâce à la quelle la porte du salut s’ouvrit devant les Gentils.
Étudions ce sermon qui, remarquons-le en passant, apparaît comme un parfait résumé de l’évangile selon Luc, compagnon de Pierre (1 Pierre 5 : 13).

1- Introduction – « Alors Pierre ouvrant la bouche dit : En vérité, je reconnais que Dieu ne fait point acception de personne, mais qu’en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable. » Instruit par Jésus pendant trois années, Pierre avait appris que Dieu ne faisait pas acception de personne mais, maintenant, à travers sa propre expérience, il réalisait cette vérité comme une nouvelle révélation. N’en est-il pas de même pour nous ? Par exemple, nous savons que Dieu répond aux prières parce que le fait est clairement affirmé dans la parole de Dieu. Mais quand Dieu a exaucé une de nos prières, alors nous pouvons dire : « Je sais par ma propre expérience que Dieu répond aux prières. » Devant les vérités de la Bible, nous sommes comme l’aveugle qui, après la première imposition

   

des mains de Jésus vit « des hommes comme des arbres et qui marchaient », mais, après la seconde imposition, « il vit distinctement chaque homme ». (Marc 8 : 22-25). Puisse le Seigneur nous donner cette seconde imposition. Les paroles de Pierre ne signifient pas que Dieu est indifférent en ce qui concerne sa nationalité ou son rang dans la société.

2 – Le Ministère de Jésus – « Il a envoyé la parole aux fils d’Israël, en leur annonçant la paix par Jésus-Christ, qui est le Seigneur de tous. Vous savez ce qui est arrivé dans toute la Judée, après avoir commencé en Galilée à la suite du baptême que Jean a prêché ; vous savez comment Dieu a oint du Saint-Esprit et de force Jésus de Nazareth qui allait de lieu en lieu en faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable, car Dieu était présent avec Lui. » L’onction que reçut Jésus au Jourdain constitue un triple assaut contre le pouvoir de Satan : par sa prédication il délivrait la volonté des hommes des liens de Satan par son enseignement, il libérait leur esprit des mensonges de l’adversaire et des déceptions qui s’ensuivent, par son pouvoir de guérir, il sauvait les corps des ravages destructeurs de Satan.

3 – Christ crucifié – « Ils l’ont tué en le pendant au bois ». Là comme dans tous sermons sur le salut, la mort de Christ doit être mentionnée parce que le fait historique de la crucifixion est le fondement de la doctrine de l’expiation est à la base de l’expérience du pardon des péchés.

4 – Christ ressuscité – « Dieu l’a ressuscité le troisième jour et il a permis qu’il apparut. » Une offrande d’expiation avait trois conséquences envers le peuple d’Israël : quand l’holocauste était tué, il mourait pour lui; quand son sang (son âme: Lévitique 17: 11) était répandu sur l’autel, il semblait revivre pour lui et quand les entrailles étaient brûlées, il s’élevait pour lui. De même, Jésus mourut pour nous, ressuscita pour nous et monta aux cieux pour nous

5 – Le Salut par Jésus – La conclusion peut être considérée comme l’appel du sermon de Pierre car elle conduit à des résultats précis les paroles : « et c’est lui qui a été établi par Dieu juge des vivants et des morts » produisent la conviction de culpabilité et les mots suivants donnent l’assurance du pardon de tout péché. « Tous les prophètes rendent de lui le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés. »

III – LA PORTE EST FRANCHIE.

« La foi vient de ce que. l’on entend et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.» a déclaré Paul (Romains 10 : 17). Quand les Gentils comprirent que Christ étais juge, ils se repentirent de tout leur cœur; quand ils apprirent qu’il était leur Sauveur, ils crurent de toute leur intelligence, de toute leur âme et de toutes leurs forces: « Comme Pierre prononçait encore ces mots, le Saint-Esprit descendit sur tous ceux qui écoutaient la parole. Tous les fidèles circoncis qui étaient venus avec Pierre furent étonnés de ce que le don du Saint-Esprit était aussi répandu sur les païens.

Pourquoi le Seigneur : modifia-t-il l’ordre habituel ( Actes 8: 14, 15 Actes 19: 1-6 ) en convertissant et en donnant le Saint-Esprit simultanément ? Parce que les juifs chrétiens étaient tellement remplis de préjugés (ils avaient encore un pied dans l’ancienne dispensation) qu’ils n’auraient accepté que rarement ce témoignage des païens : « Nous sommes sauvés ». Ils auraient sans doute secoué la tête en disant : « c’est impossible : vous n’avez pas été circoncis selon la loi de Moïse pour devenir membre du peuple élu de Dieu (Voir Actes 15 : 1-5). Mais parler en d’autres langues était un signe qui faisait échec à tous les arguments. Aussi personne ne releva la question de Pierre : « Peut-on refuser l’eau du baptême à ceux qui ont reçu le Saint-Esprit aussi bien que nous ? » Ce que la vision avait enseigné à Pierre, ce signe l’enseignait à ses compagnons « ce que Dieu a déclaré pur, ne le regarde pas comme souillé » (Actes 10: 15). Le Saint-Esprit lui-même prouvait que les Gentils pouvaient être sauvés sans être naturalisés Juifs ou sans accepter le rite d’une alliance abrogée. Le grand apôtre des Gentils devait avoir cette vérité en tête quand il se décrivit lui-même comme le « ministre de Jésus-Christ parmi les païens, m’acquittant du divin service de l’évangile de Dieu, afin que les païens lui soient une offrande agréable, étant sanctifiés par l’Esprit Saint.»