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La Conversion de Paul (Texte du Cours : Actes 9 : 3-12; 17-20 – Romains 3 : 10-28 ; 4:1-8; 5:1-21)

EPOQUE : 37 ans après J. C.
LIEU : Damas.
ENSEIGNEMENT PRATIQUE : Tout est changé en Celui qui a levé les yeux vers la gloire du Sauveur.

    TEXTE D’OR : « ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. » Romains 3:24
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi – Actes 9 : 3-12; 17-20.
Mardi – Romains 3 : 10-28.
Mercredi – Romains 4 : 1-8.

    Jeudi – Romains 5 : 1-10.
Vendredi – Romains 5 : 11-21.
Samedi – Romains 6 : 1-7.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER

( Actes 9 : 3-12 ; 17-20 )

IL FALLAIT UN MISSIONNAIRE.

Utilisant cette clef qu’est l’Évangile, Pierre avait ouvert l’église, à la fois aux Juifs et aux Gentils et Philippe avait admis les Samaritains. Mais jusqu’à cette époque, l’église é tait limitée à la petite Palestine et, selon les Plans de Dieu, elle devait s’établir dans toutes les nations. En examinant les Écritures, nous constatons que le Seigneur, pour sa moisson, avait besoin d’un homme connaissant tout aussi bien les Juifs que les Gentils et qui soit capable de s’adapter à ces deux catégories de population. Ce qu’il fallait, c’était un missionnaire apte à prêcher devant les riches et devant les simples travailleurs, devant les philosophes et devant les illettrés. Il fallait aussi un missionnaire qui ait tous les droits d’un citoyen romain et qui puisse utiliser ce privilège pour la propagation de l’Évangile. Un homme remplissait ces conditions : c’était Saul de Tarse instruit dans la religion israélite, élevé dans une ville païenne et citoyen romain. En ces trois qualités, Il était prêt pour devenir l’ouvrier d’un christianisme universel. Saul lui-même reconnut plus tard que Dieu avait mis la main sur lui dès sa naissance (Galates 1-15).

SAUL, CHAMPION DU JUDAISME.

Les Juifs qui composaient le Sanhédrin pensaient que la doctrine qu’avait enseignée Jésus de Nazareth expirerait avec Lui. Mais quelque cinquante ans après sa mort, ils é taient stupéfaits d’apprendre que ses disciples prêchaient avec force que Jésus était vivant et qu’il était revenu vers eux à travers l’effusion du Saint-Esprit. C’est en vain qu’ils avaient défendu aux disciples de prêcher ; c’est en vain qu’ils avaient tenté de supprimer ce mouvement.

Représentons-nous en imagination une réunion de leur conseil. Les chefs sont perplexes et découragés. Subitement, un homme jeune, énergique, se lève : « Frères, les discours sont inutiles; ce sont des actes qu’il nous faut ! Ces Nazaréens en prêchant qu’un Galiléen crucifié était le Messie déshonorent les Écritures et enseignent le blasphème. Leur prédication en ce qui concerne le salut au nom de Jésus et sans les oeuvres de la loi est une menace pour la religion et la moralité. Le Judaïsme est en danger. Ou bien, nous détruirons ce mouvement, ou il nous détruira. La douceur n’ayant pu convaincre ces obstinés Nazaréens, nous devons maintenant user de force et de sévérité. Accordez-moi tout pouvoir et je ferai arrêter les disciples de Jésus, je les ferai battre jusqu’à ce que leur blasphème soit extirpé ou je les expulserai de la Terre Sainte ».

Ainsi, Saül de Tarse commença une croisade dans le but d’étouffer totalement le Christianisme. Et Christ seul pouvait l’arrêter.

SAUL DEVANT SON ERREUR.

Dieu n’entre généralement pas en relation avec les hommes sans une préparation spirituelle. Et il n’en fut pas autrement dans le cas de Paul. Ce n’est pas seulement par hasard qu’à l’occasion du martyre d’Etienne le nom de Saul est mentionné (Actes 7 : 58). On peut être certain que l’attitude d’Etienne devant la mort a été un moyen utilisé par Dieu pour glisser dans l’esprit du jeune Pharisien un léger doute et lui faire pressentir qu’il n’était peut-être pas absolument dans la Vérité. Ayant ce fait devant nos yeux et en nous aidant d’un peu d’imagination, nous pouvons avoir une idée du genre de méditation qui préoccupait Paul alors qu’il parcourait les quelque deux cent trente kilomètres qui séparent Jérusalem de Damas.

« En somme, se disait-il en lui-même, Etienne n’avait tout de même rien qui le faisait ressembler à un blasphémateur. Pourquoi la physionomie de cet homme était elle comme celle de Moïse, telle que je me la suis toujours représentée après son séjour avec Dieu sur le Mont Sinaï. É trange ! Je me suis toujours appliqué à suivre de très près la Loi et les ordonnances et je ne suis pas arrivé à obtenir la paix de l’âme que ce prétendu blasphémateur semblait avoir. Et les autres Nazaréens semblent vivre une vie sainte. Je me demande si mon zèle n’a pas été exagéré et si ma conduite envers eux n’a pas été un peu inconsidérée. Ne serait-il pas tragique de découvrir qu’ils é taient dans la vérité et que j’avais tort ? Non, non, ces pensées sont une tentation pour m’éloigner de mon devoir. Je sais que je suis dans le droit chemin, je dois aller de l’avant ! » Mais ni la voix de la conscience, ni celle de l’Esprit ne peuvent être réduites au silence. Saül lutta et raisonna mais plus il résista et plus grande fut l’angoisse morale qui survint. « Il te serait dur de regimber contre les

   

aiguillons », lui dit plus tard Jésus. Saul a été comme un bœuf obstiné qui rue contre l’aiguillon et qui en souffre davantage.

LA FIN DE SAUL LE PERSECUTEUR.


Cette épreuve morale fut de courte durée. Une lumière céleste apparut plus éclatante que le glorieux soleil d’Orient et du sein de cette lumière, Saül entendit la voix divine qui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? » « Qui es-tu Seigneur ? » demanda en tremblant le persécuteur. « Je suis Jésus que tu persécutes ». C’en est assez pour Saul ; l’humble membre du Sanhédrin était prêt à recevoir un nouveau mandat : « Seigneur, que veux-tu que je fasse ? », demanda-t-il.

Examinons la signification de cette lumière qui apparut à Saül de Tarse.

1) Elle le convainquit de la vérité du christianisme. Etienne et les autres étaient dans le vrai, Jésus de Nazareth était bien le Messie et Dieu l’avait réellement ressuscité des morts.

2) Saul recevait la suprême révélation de Dieu. Il l’avait connu à travers la nature et à travers la Loi. Maintenant, il l’avait vu à travers la face de Son Fils (2 Cor: 4 : 6.).

3) Saul comprenait qu’il ne persécutait pas seulement un groupe d’humbles croyants, mais un être divin qui n’était autre que Jésus de Nazareth lui-même.

4) Il découvrait tout son besoin au point de vue spirituel. Il avait fidèlement étudié la Loi avec toute l’énergie née de l’amour qu’il avait pour elle ; il avait consciencieusement essayé de mettre ses ordonnances en application. Et malgré cela, il luttait contre Dieu. Quelle ne fut pas sa douleur morale quand il fit une telle découverte. La Parole ne dit rien des sentiments de Saul à ce moment, mais rappelons-nous que lorsque le Pharisien aveugle fut conduit à Damas, son âme devait être terriblement troublée et ceci était le résultat d’une révélation soudaine.

UNE NOUVELLE MISSION.

(Actes 9 10-19). Imaginons la scène suivante : Ananias, disciple vivant à Damas est agenouillé et prie « Seigneur Jésus, tu sais que le terrible Saul de Tarse est en route pour détruire ton Église et ton peuple. Aie pitié de nous et délivre ton troupeau de ce loup dévorant. » Sa prière fut exaucée, mais d’une façon inattendue. dans la même nuit, le Seigneur lui apparut et lui demanda de se rendre près d’un homme qui se nommait Saul de Tarse et de prier pour lui. Saul le persécuteur ? Ananias présenta des objections que le Seigneur n’écouta pas, se contentant de dire « va, car cet homme est un instrument que j’ai choisi... »

Pendant trois jours, Saul pria et médita, adaptant son esprit à la nouvelle révélation. Juste au moment où il se demandait quel serait son nouveau pas, il sentit deux mains se poser sur lui, et entendit ce message de bienvenue : « Saul, mon frère, le Seigneur Jésus, qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais, m’a envoyé pour que tu recouvres la vue et que tu sois rempli du Saint-Esprit. » Les écailles tombèrent de ses yeux. Quelques instants après, par le baptême d’eau, il fut admis au sein de l’église, puis il reçut le baptême dans le Saint-Esprit et immédiatement commença à prêcher Christ.

QUESTIONS

1 – De quel genre « d’ouvrier » l’église eut-elle besoin à cette époque ?

2 – Quels étaient les sentiments de Saul de Tarse envers Jésus et ses disciples.

3 – Quelles pensées ont dû troubler Saul sur le chemin de Damnas ?

4 – Quelles paroles de Jésus indiquent que Saul a du lutter contre un certain sentiment de culpabilité ?

5 – Citez : les paroles de Saul qui prouvent une conversion immédiate ?

6 – Comment Saul passa-t-il ses trois jours de ténèbres ?

7 – Trouvez les paroles d’Ananias qui prouvent que Saul é tait chrétien avant d’avoir été baptisé dans l’eau et d’avoir é té rempli de l’Esprit ?