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Christ devant le Sanhédrin
(Texte du cours : Marc 14 : 53-65)

EPOQUE : 30 ans après J. C.
LIEU : Jérusalem.
ENSEIGNEMENT PRATIQUE : Christ a accepté de subir le châtiment que nous méritions et fut condamné à mort à notre place.

    TEXTE D’OR : « Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu » (Jean 1: 2).
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi - Marc 14:1-11, 43-46; Jean 12:1-8.
Mardi - Luc 6 : 31-35.
Mercredi - 1 Jean 4 : 7-21.
    Jeudi - 1Jean 3 : 10-15.
Vendredi - Luc 22 : 3-6, 47-49.
Samedi - Actes 1 : 15-20.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER

(Marc 14 : 53-65)

JÉSUS TRAHI PAR JUDAS

Après avoir quitté la Chambre haute, Jésus et ses disciples se rendirent à Gethsémané ; là, le Seigneur pria. Dès que Jésus eut fini, de prier, la police du Temple fit irruption dans le jardin; elle était accompagnée par les prêtres et conduite par Judas. Judas fit sans doute semblant de ne pas faire partie de cette foule et, surgissant des derniers rangs il s’avança comme s’il voulait réellement embrasser Jésus, mais avec une grande dignité et une patience pleine de pitié, le Maître lui déclara : « Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’Homme » (Luc 22 : 48).
« Seigneur, frapperons-nous de l’épée ? », cria Pierre, et il répondit par le geste à sa propre question. Il frappa de façon désordonnée, manqua la tête du serviteur du souverain sacrificateur et lui emporta l’oreille gauche. Quand l’Église prend l’épée, elle montre bientôt qu’elle ne sait pas s’en servir et dans la plupart des cas ne frappe pas le vrai coupable. Dans les sombres jours du Moyen Age, un grand nombre de chrétiens, de véritables hommes de Dieu, furent mis à mort sous le faux prétexte qu’ils étaient hérétiques. Mais Jésus, le plus calme du groupe, guérit l’oreille blessée et par ce geste d’apaisement préserva les disciples des plus graves ennuis.
S’adressant alors aux chefs de ceux qui l’arrêtaient, Jésus leur dit : « C’est ici votre heure et la puissance des ténèbres ». (Luc 22 : 53). Leurs actions en effet, étaient inspirées par les puissances d’en bas. Mais cela ne peut constituer une défaite pour le plan de Dieu, car le triomphe des puissances des ténèbres n’est jamais permis que pour un temps. Le pouvoir du Diable est limité ; et ne peut porter atteinte à notre véritable vie et sa fureur cessera bientôt.

JÉSUS CONDAMNE PAR LE SANHÉDRIN

II fut traduit devant un tribunal juif hâtivement convoqué là, il fut accusé d’enseigner une fausse doctrine (Jean 18 : 19-24) et d’avoir menacé de détruire le Temple (Marc 14 : 58)… Aucune de ces accusations ne put être prouvée. Finalement, le Souverain Sacrificateur le mit en demeure de dire s’il était vraiment le Fils de Dieu. Sur sa réponse affirmative, il le condamna à mort comme blasphémateur.

Le pouvoir d’infliger une peine de mort avait été retiré aux chefs des Juifs. C’est pourquoi Jésus dut être conduit devant le gouverneur romain. Peut être avaient ils secrètement conçu le projet de le faire assassiner mais ? À la réflexion, ils préférèrent obtenir contre Jésus et son « mouvement » une condamnation officielle.

Sachant que Pilate ne tiendrait aucun compte des accusations d’ordre religieux, ils, changèrent adroitement la première accusation en une autre d’ordre politique. Ils prétendirent qu’il s’était rebellé contre César en se proclamant roi et en soulevant le peuple contre Rome. Et, ceci était une faute grave et punissable de mort.

PIERRE RENIE JÉSUS

Quand Christ fut arrêté à Gethsémané, Pierre s’enfuit avec les autres ; mais son affection le fit lentement revenir en arrière pour voir ce qui allait arriver à son Maître bienaimé. Il suivit la foule à distance prudente et rejoint par Jean, arriva au palais du Souverain Sacrificateur où Jésus devait être jugé. (Voir Marc 14 : 66, 72 et Jean 18 : 15, 16).

« Pierre le suivit de loin. » C’était mieux que de ne pas le suivre du tout et ceci montre son affection pour Christ. Cependant ce qui arriva par la suite, prouve qu’au point de vue spirituel, Pierre n’était plus aussi près du Seigneur qu’il l’avait été. Si Pierre n’avait pas reculé et s’il s’était placé au côté de son maître, sa vue et le rayonnement de sa présence lui auraient donné la force d’affirmer la vérité.

Une attitude ferme préserve de l’attaque. Si Pierre avait résolument pris le parti de Christ devant ses agresseurs, ceux-ci l’auraient sûrement laissé tranquille (c’est ainsi que les taquins nous tourmentent bien davantage s’ils voient que nous sommes faibles ou perdons notre calme). La façon la plus simple et la plus facile de suivre Christ est de le suivre de près et sans hésitation.

JÉSUS INTERROGE PAR PILATE

La première question de Pilate fut : « Es-tu le Roi des Juifs ? » Il y avait un ton méprisant dans sa question et ce ton signifiait « Tu n’as vraiment pas l’air suffisamment dangereux pour menacer la Puissance de Rome. » Jésus reconnut qu’il était Roi, mais expliqua que son royaume était spirituel et qu’il ne s’agissait pas d’un royaume de ce monde établi par la force des armes (Marc 15 : 1-5; Jean 18 : 28-38).

Le silence de Jésus devant ses accusateurs et son courage devant Pilate impressionna le gouverneur romain. Il fut assez sage pour discerner que Jésus était innocent et assez subtil pour sentir que « c’était par envie que les Sacrificateurs l’avaient livré ». (Marc 15 : 10). Et qu’ils étaient secrètement jaloux de la puissance de Jésus et de sa popularité qui avaient ébranlé leur position.

   

PILATE TENTE DE LIBÉRER JÉSUS

Pilate désirait libérer Jésus, mais il ne voulait pas mécontenter les chefs religieux juifs. Il craignait de voir sa situation politique ébranlée par une plainte des Juifs adressée à César.

Comme beaucoup de faibles, il s’efforçait de tourner la question par un faux-fuyant. II leur rappela qu’il était d’usage de relâcher un prisonnier à l’époque des fêtes de la Pâque. Loin de lui l’idée d’arrêter son choix sur Barabbas, coupable d’un meurtre commis au cours d’une sédition contre Rome. Sûrement pensait Pilate le peuple choisira le doux Nazaréen plutôt que ce bandit dépravé et les prêtres et les anciens du Temple se couvriront de ridicule. Mais, par d’adroites manœuvres les chefs des sacrificateurs persuadèrent la foule de réclamer la grâce de Barabbas en le leur présentant, sans doute comme un héros national. (Il s’était trouvé engagé dans une action anti-romaine).

Pilate leur dit : « Que ferai-je donc de Jésus qu’on appelle Christ ? » (Matthieu 27: 22). C’est une question à laquelle chacun doit répondre et elle est de beaucoup plus terrible pour les gens de notre époque car ils ont à la lumière des siècles une complète connaissance de ce qu’était Jésus et de ce qu’il est. Tant qu’il est populaire et tant que le fait de le suivre n’entraîne aucune persécution, nous le suivons joyeusement. Mais quand la foule frénétique des passions, des préjudices et des péchés élève sa clameur meurtrière et demande de l’abandonner, alors chacun d’entre nous à de nouveau à répondre à la question : « Que faire de Jésus ? » et avant de répondre à la question, les gens feront bien de s’arrêter et de se dire : « Si je rejette Jésus, que fera-t-il de moi ? »

PILATE CEDE AU PEUPLE.

En refusant de punir un Juif rebelle, Pilate craignait de recevoir un blâme pour avoir favorisé une excitation dangereuse parmi le peuple à l’époque de la Pâque. Pour cette raison, il céda à la foule, Cependant, il était troublé dans sa conscience. Pour dégager sa responsabilité il fit le geste dramatique de « se laver les mains », signe bien connu des Juifs (Deutéronome 21 : 6 ; Psaume 26 : 6) « Je suis innocent du sang de ce juste » dit-il, à la foule. Et le peuple répondit « Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants » (Matthieu 27 : 25). De nombreux faits dans l’histoire des Juifs montre I’a réponse qui a été faite à ce cri. Cependant un jour cette phrase « que son sang soit sur nous » aura une signification différente pour toute la nation d’Israël. (Zacharie 12 : 1, 2)

Nous avons en Pilate l’image d’un homme qui a le désir d’agir loyalement mais se trouve détourné du droit chemin par le monde et par sa faiblesse de caractère. Il désiré libérer Jésus mais, devant l’impossibilité des chefs religieux il cherche un faux-fuyant, s’efforce d’agir de ruse et de trouver un compromis, puis il cède à la foule. Il peut être sage de chercher un compromis pour des questions de peu d’importance, mais il est dangereux d’agir ainsi quand il s’agit de principes.

Pilate réussit-il à dégager sa responsabilité en se lavant les mains ?
Ceux qui, volontairement se sont montrés injustes envers les autres peuvent agir ainsi; mais, ceux qui de leur plein gré pèchent contre la vérité, mettent sur leur âme une tache qui ne peut être enlevée que par le pardon ou le jugement.

JÉSUS EST BATTU DE VERGES ET L’OBJET DE MOQUERIES.

Dès que Pilate eut prononcé sa sentence, les soldats soumirent Jésus à cette terrible flagellation qui, très souvent entraînait la mort pour la victime. La pensée de ces zébrures sanglantes doit nous amener à méditer ce verset : « par les meurtrissures duquel vous avez été guéris » (1 Pierre 2 : 24).
Lisez le récit des moqueries et des brutalités des soldats romains (Marc 14: 65), et rappelez-vous que le Saint supportait le salaire de nos péchés le ridicule pour leur folie, le mépris pour leur prétention, la honte pour leur audace. Car « Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui le juste, pour les injustes afin de nous amener à Dieu » (1 Pierre 3 : 18).

QUESTIONS

1 – Pendant combien de temps Judas prétendit-il être un disciple de Christ ?

2 – Comment Pierre essaya-t-il d’aider son Maître ?

3 – Quelles accusations soutint-on contre Jésus ?

4 – Sur quelle accusation fut-il condamné à mort ?

5 – Pourquoi devant Pilate modifièrent-ils leur système d’accusation ?

6 – Quelle était l’opinion de Pilate en ce qui concerne l’innocence de Jésus ?

7 – Pourquoi n’agit-il pas selon ses convictions ?

8 – Devant quel terrible dilemme fut placé Pilate ce jour là ?

9 – Pilate réussit-il réellement à dégager sa responsabilité en se lavant les mains ?