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L’Amour de Marie et la Haine de Judas
(Texte du cours : Marc 14 : 1-52; Jean 12 : 1-8)

ÉPOQUE : 30 ans après J. C.
LIEU : Béthanie, Gethsémané.
ENSEIGNEMENT PRATIQUE : L’amour pour Christ ou l’amour pour le monde sont à l’origine de nos actions dans cette vie et les facteurs décisifs pour l’éternité.

    TEXTE D’OR : « Que la grâce soit avec tous ceux qui aiment notre Seigneur Jésus-Christ d’un amour inaltérable.»
É phésiens 6:24
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi - Marc 14:1-11, 43-46; Jean 12:1-8.
Mardi - Luc 6 : 31-35.
Mercredi - 1 Jean 4 : 7-21.
    Jeudi - 1Jean 3 : 10-15.
Vendredi - Luc 22 : 3-6, 47-49.
Samedi - Actes 1 : 15-20.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER (Marc 14 : 1-11, 43-46, Jean 12 : 1-8)

Jésus se trouvait sur le chemin de Jérusalem, où quelques jours après, il allait être arrêté et crucifié. Il avait beaucoup d’ennemis, surtout parmi les chefs religieux, qui étaient déjà bien décidés à le faire mourir. Mais il avait également beaucoup d’amis et c’est pourquoi, quand il se rendit à Béthanie, la population se souvenant de la résurrection de Lazare, organisa un grand festin en son honneur. Chacun était heureux de voir le Maître si honoré, mais la fin du repas fut troublée par un esprit critique. Néanmoins, la critique donna à Christ l’occasion de mettre en valeur l’amour qui pousse à donner sans regarder au prix.

I – MARIE OINT LE SEIGNEUR


Le prix élevé de cette action. « Marie ayant pris une livre d’un parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus et elle lui essuya les pieds avec ses cheveux ; et la maison fut remplie de l’odeur du parfum » (Jean 12 : 3).

L’emploi des huiles parfumées était très courant parmi le peuple de la Palestine à l’époque de Christ. Il est probable que Marie avait ce vase de parfum depuis le jour où elle avait décidé de servir Christ et qu’elle l’avait mis de côté jusqu’à ce qu’elle puisse rendre hommage au Maître. On peut estimer toute la valeur de ce parfum dans le fait, qu’il valait environ 300 deniers, alors que le salaire ordinaire d’un ouvrier était d’environ un à deux deniers par jour. Les propres paroles de Jésus et son instinct de femme, lui faisaient sentir qu’elle n’aurait plus d’autres occasions d‘honorer avant sa mort. Ceci explique son geste impulsif qui parut si étrange à quelques uns de ses invités.

L’Esprit de cette action – Une personne totalement sourde peut s’amuser beaucoup à la vue des grands gestes d’un chef d’orchestre, car elle ne peut entendre la belle musique qui est en relation directe avec ces gestes. Le geste de Marie peut paraître vain et peut même sembler être le résultat d’une émotion mal contenue aux yeux des critiques qui restent sourds à la musique spirituelle qui a inspiré l’acte.
Mais Jésus savait que ce geste était dicté par l’affection et le dévouement. Avant de critiquer ce que font les autres, il est bon de chercher à comprendre pourquoi ils agissent ainsi.

II – JUDAS CRITIQUE MARIE

Une objection plausible – Judas dit : « On aurait pu vendre ce parfum plus de 300 deniers et les donner aux pauvres ». Et son esprit de critique troubla les autres disciples (Matthieu 26: 8).

Au premier abord, il semble en effet, qu’il y avait là, matière à critique. Jésus était pauvre lui-même, et paraissait avoir besoin de tout autre chose que de parfum. Et partout, on pouvait voir de pauvres malheureux tendant la main pour recevoir une obole.
Un mobile vil – « Il disait cela, non qu’il se mit en peine des pauvres, mais parce qu’il était voleur, et que, tenant la bourse, il prenait ce qu’on y mettait » (Jean 12 : 6).
Le geste de Marie – geste dicté par un esprit exactement opposé au sien – dut remuer le sombre égoïsme qui sommeillait en Judas. Il pensait que Marie venait de commettre une faute, alors que c’était lui qui était mis à l’épreuve. Sans attendre le jour du jugement, les hommes se classent d’eux-mêmes par leurs paroles et leur attitude.

III – CHRIST PREND LA DÉFENSE DE MARIE

Marie ne fut pas abandonnée sans défense devant l’accusation de ceux qui la critiquaient. Le Maître vint à son

   

secours par : Un blâme « Laissez-là » (Marc 14 : 6). Celui qui veut suivre réellement le Christ ne doit pas s’étonner de devenir la cible de toutes les critiques, car l’homme ne regarde qu’aux apparences extérieures. Mais ceux qui demeurent incompris en ce qui concerne l’amour de Dieu doivent se rappeler cette promesse : « Il fera paraître la justice comme la lumière et ton droit comme le soleil à son midi. » (Psaumes 37 : 6)

Une explication – « elle a d’avance embaumé mon corps pour la sépulture » (Marc 14 : 8). Marie avait pressenti que c’était sa dernière occasion de pouvoir exprimer sa dévotion au Maître pendant qu’il était encore sur la terre. C’est pourquoi elle préféra l’oindre avant sa mort. Ceci est une leçon pour nous : au lieu d’attendre leur mort pour rendre hommage à nos frères ou à ceux de notre entourage sachons dès à présent leur montrer l’estime qu’ils méritent.
Une suggestion – « Elle a fait une bonne action à mon égard, car vous avez toujours les pauvres avec vous et vous pouvez leur faire du bien quand vous voulez, mais vous ne m’avez pas toujours ».
En d’autres termes – « Chaque jour vous pouvez prendre soin des pauvres, ils sont toujours présents, mais vous n’aurez plus souvent l’occasion de m’honorer avant ma mort. ». Les occasions n’ont pas toutes la même importance et la sagesse consister à en comprendre la valeur et à savoir saisir rapidement celle qui ne se présentera plus. Celui qui repousse une occasion rare pour s’occuper de choses qui pourraient être faites en tout temps n’est qu’un insensé. Nous pouvons être certains que Marie avait pour les pauvres beaucoup plus de générosité que ne le laissaient supposer les critiques. Les chrétiens qui pensent que l’église, devrait faire plus pour les pauvres font souvent très peu eux-mêmes.

IV – CHRIST RÉCOMPENSE MARIE

« En vérité, je vous le dis, partout où la bonne nouvelle sera prêchée, dans le monde entier (Remarquez l’optimisme... et Il devait être crucifié quelques heures plus tard). On racontera aussi en mémoire de cette femme ce qu’elle a fait » (Marc 14 : 9). II y avait dans ce vase brisé et cette huile répandue, le symbole du Fils de Dieu qui allait répandre son sang pour les perdus. Nous lisons que « la maison fut remplie de l’odeur du parfum » (Jean 12 : 3). Jésus demande que le monde soit rempli du parfum de l’esprit de dévotion de Marie. Judas et d’autres condamnent le geste de Marie comme une prodigalité inutile, mais Jésus l’accepte et en fait le symbole sacré de cet esprit d’amour et de sacrifice qui donne tout au Seigneur sans penser au prix; ce qui est fait pour l’amour du Seigneur recevra toujours sa récompense peu importe ce qu’en pensent les autres.

V – JUDAS MONTRE SA HAINE


Contraste – Quel contraste entre le geste final de Marie envers son Seigneur et le geste final de Judas. L’amour et la haine sont les deux racines d’où s’élèvent nos actions. Le résultat de la haine de Judas fut sa basse trahison envers son Seigneur. II ne pouvait pas choisir un moyen plus hypocrite... un baiser ! Personne ne peut dire en quel abîme la haine peut entraîner une âme, de même que personne ne peut savoir vers quels sommets l’amour peut élever une vie.

QUESTIONS

1 – Quel était le prix du parfum ?

2 – Les disciples n’ont pas compris le geste de Marie; qu’y avait-il réellement dans ce geste ?

3 – Renfermait-il quelque sujet critiquable ?

4 – Judas se préoccupait-il réellement des pauvres ?